Nos raisons et nos discours humains, c’est comme la matière lourde et stérile : la grâce de Dieu en est la forme ; c’est elle qui y donne la façon et le prix.
Philosophe, 1533-1592 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons Nos raisons et nos discours humains, c’est comme la matière lourde et stérile : la grâce de Dieu en est la forme ; c’est elle qui y donne la façon et le prix.
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Source vérifiée
Essais (1595), livre II, chapitre 12
Ornos raisons et nos discours humains c’est comme la matiere lourde et sterile: la grace de Dieu en est la forme: c’est elle qui y donne la façon et le prix.Tout ainsi que les actions vertueuses de Socrates et de Caton demeurent vaines et inutiles pour n’avoir eu leur fin, et n’avoir regardé l’amour et obeyssance du vray createur de toutes choses, et pour avoir ignoré Dieu: Ainsin est-il de nos imaginations et discours: ils ont …
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Tout est vain en nous, excepté le sincère aveu que nous faisons devant Dieu de nos vanités.
Tous les actes de l’entendement qui nous élèvent à Dieu nous portent au-dessus de nous-mêmes ; en implorant son secours, nous apprenons à le trouver.
Nos goûts s’émoussent aisément par la satiété, et il faut rendre grâces à Dieu de nous avoir donné les privations nécessaires pour les conserver.
Dieu est le verbe, les hommes les compléments et les femmes les adjectifs, pour faire joli.
Et que Dieu aime toute la nature.
Je ne partage pas ce sentiment.
Dieu fit des erreurs et des dégâts énormes.
Les nôtres ne sont rien, en comparaison.
Si l’œuvre de Dieu est tout entière bonne, c’est qu’elle est tout entière utile au salut de l’homme ; elle n’est donc pas en soi une fin, mais un moyen qui tire sa justification de l’usage que nous en faisons.
Si on a le bon Dieu avec soi, les inspirations se cristallisent en créations heureuses. Si c’est le contraire, ça ne devient plus que de l’effort et de l’agitation stériles.
Le cœur voué à Dieu, la main prête à servir, et la bouche prompte à dire le bien, c’est ainsi que nous devons être.
Pour Dieu Tout-Puissant, ce qui compte, ce n’est pas combien nous donnons, mais combien d’amour nous mettons dans le don.
La possibilité que le oui et le non, le bien et le mal, soient également indifférents à Dieu ne peut être concevable pour des têtes faites comme les nôtres, car enfin Dieu doit bien servir à quelque chose.

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