Oui, je le sais, nous ne sommes que de vaines formes de la matière, mais bien sublimes pour avoir inventé Dieu et notre âme.
Poète, 1842-1898Oui, je le sais, nous ne sommes que de vaines formes de la matière, mais bien sublimes pour avoir inventé Dieu et notre âme.
Poète, 1842-1898Partager sur
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Propos sur la poésie; recueillis et présentés par Henri Mondor
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Tout est vain en nous, excepté le sincère aveu que nous faisons devant Dieu de nos vanités.
C’est parce que nous avons terriblement besoin de Dieu que nous l’inventons…
La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d’être des hommes.
Soyons humains au moins tant que la science n’aura pas découvert que nous sommes autre chose.
Gloire à Dieu qui a voulu, pour des raisons que nous ne connaissons pas, que la méchanceté et la bêtise conduisent l’univers !
Les animaux nous apprennent que le monde humain, sans cesse inventé, restera sans cesse à inventer. C’est dans ce travail de création que réside notre transcendance et notre aptitude à la folie. Car la folie, c’est peut-être le prix de notre liberté.
La plus grande connerie qui ait jamais été faite – y en a qui disent que c’est dieu, d’autres le diable – c’est d’avoir inventé l’homme…
Je crois que l’explication la plus simple est, il n’y a pas de Dieu. Personne n’a créé l’univers et personne ne dirige notre destin.
Dieu a exploité tous nos complexes d’infériorité en commençant par notre incapacité de croire à notre propre divinité.
Nos raisons et nos discours humains, c’est comme la matière lourde et stérile : la grâce de Dieu en est la forme ; c’est elle qui y donne la façon et le prix.

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