49 citations tirées de Correspondance de Gustave Flaubert (1853)
Les citations
La forme est la chair même de la pensée, comme la pensée en est l’âme, la vie.
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1853), lettre 378 à Louise Colet En avez-vous essayé ? Prenez donc un parti ! Ne soyez pas lâche envers vous ! Mais non, vous caressez votre douleur comme un petit enfant chéri que l’on allaite et qui vous mord la mamelle.
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1858), lettre 585 à Mademoiselle Leroyer de Chantepie Je compte être à Venise vers le commencement de juin et je m’en fais une fête. Je m’y foutrai une bosse de peinture vénitienne dont je suis amoureux.
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1851), lettre 282 à Louis Bouilhet Le bonheur est comme la vérole : pris trop tôt, il peut gâter complètement la constitution.
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1853), lettre 377 à Louise Colet Le bonheur est un mensonge dont la recherche cause toutes les calamités de la vie, mais il y a des paix sereines qui l’imitent, et qui sont supérieures peut-être.
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1847), lettre 206 à Louise Colet Mais il ne faut jamais penser au bonheur cela attire le diable, car c’est lui qui a inventé cette idée-là pour faire enrager le genre humain.
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1853), lettre 392 à Louise Colet Le bourgeois se rassure à la vue d’un gendarme, et l’homme d’esprit se délecte à celle d’un critique. Les chevaux hongres sont applaudis par les mulets.
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1852), lettre 354 à Louise Colet La vie est une chose tellement hideuse que le seul moyen de la supporter, c’est de l’éviter. Et on l’évite en vivant dans l’Art, dans la recherche incessante du Vrai rendu par le Beau.
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1857), lettre 534 à Mademoiselle Leroyer de Chantepie Il faut mettre son cœur dans l’art, son esprit dans le commerce du monde, son corps où il se trouve bien, sa bourse dans sa poche, son espoir nulle part.
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1846), lettre 182 à Louise Colet L’Art n’a rien à démêler avec l’artiste. Tant pis s’il n’aime pas le rouge, le vert ou le jaune ; toutes les couleurs sont belles, il s’agit de les peindre.
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1852), lettre 337 à Louise Colet L’art, au bout du compte, n’est peut-être pas plus sérieux que le jeu de quilles ? Tout n’est peut-être qu’une immense blague, j’en ai peur…
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1851), lettre 292 à Louise Colet Ce qui me semble beau, ce que je voudrais faire, c’est un livre sur rien, un livre sans attache extérieure, qui se tiendrait de lui-même par la force interne de son style.
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1852), lettre 303 à Louise Colet Quelle plate bêtise de toujours vanter le mensonge et de dire : la poésie vit d’illusions ; comme si la désillusion n’était pas cent fois plus poétique par elle-même !
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1845), lettre 91 à Alfred Le Poittevin Et voilà comme la vertu est toujours récompensée. Si elle était récompensée, elle ne serait pas la vertu.
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1872), lettre 1282 à George Sand Je l’ai reçu carrément et dans tout le déshabillé franc de ma pensée.
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1853), lettre 367 à Louise Colet Le don de faire des êtres humains manque à ce génie. S’il avait eu ce don-là, hugo aurait dépassé Shakespeare.
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1874), lettre 1451 à Madame Roger des Genettes Ma vie n’est pas douloureuse comme la vôtre, mais n’est pas non plus précisément folichonne.
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1871), lettre 1211 à Madame Roger des Genettes L’auteur, dans son œuvre, doit être comme Dieu dans l’univers, présent partout, et visible nulle part.
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1852), lettre 354 à Louise Colet Je suis le frère en Dieu de tout ce qui vit, de la girafe et du crocodile, comme de l’homme et le concitoyen de tout ce qui habite le grand hôtel garni de l’univers.
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1846), lettre 128 à Louise Colet Il faut rire et pleurer, aimer, travailler, jouir et souffrir, enfin vibrer autant que possible dans toute son étendue.
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1866), lettre 878 à George Sand Le travail se subdivisant, il se fait donc, à côté des machines, quantité d’hommes-machines.
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1853), lettre 413 à Louise Colet Je veux faire l’histoire morale des hommes de ma génération ; « sentimentale » serait plus vrai.
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1864), lettre 800 à Mademoiselle Leroyer de Chantepie La banalité de la vie est à faire vomir de tristesse, quand on la considère de près.
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1851), lettre 278 à sa mère Un sujet à traiter est pour moi comme une femme dont on est amoureux ; quand elle va vous céder on tremble et on a peur, c’est un effroi voluptueux.
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1846), lettre 158 à Louise Colet J’avais la tête bruissante comme après un long voyage en diligence.
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1850), lettre 261 à Louis Bouilhet La poésie n’est qu’une manière de percevoir les objets extérieurs, un organe spécial qui tamise la matière et qui, sans la changer, la transfigure.
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1853), lettre 379 à Louise Colet Voilà pourquoi j’aime l’Art. C’est que là, au moins, tout est liberté dans ce monde des fictions.
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1852), lettre 321 à Louise Colet Le bonheur est un mythe inventé par le diable pour nous désespérer.
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1853), lettre 445 à Louise Colet La vie doit être une éducation incessante ; il faut tout apprendre, depuis parler jusqu’à mourir.
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1869), lettre 1016 à George Sand La poésie est une plante libre ; elle croit là où on ne la sème pas. Le poète n’est pas autre chose que le botaniste patient qui gravit les montagnes pour aller la cueillir.
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1846), lettre 128 à Louise Colet L’amour, après tout, n’est qu’une curiosité supérieure, un appétit de l’inconnu qui vous pousse dans l’orage, poitrine ouverte et tête en avant.
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1846), lettre 143 à Louise Colet Si tu pouvais lire dans mon cœur, tu verrais la place où je t’ai mise.
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1846), lettre 113 à Louise Colet Prenez garde à la tristesse, c’est un vice.
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1878), lettre 1746 à Guy de Maupassant Pour avoir du talent, il faut être convaincu qu’on en possède.
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1852), lettre 323 à Louise Colet Et nous crevons par la Blague, par l’ignorance, par l’outrecuidance, par le mépris de la grandeur, par l’amour de la banalité, et le bavardage imbécile.
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1874), lettre 1499 à George Sand Ah ! Quelle nécropole que le cœur humain ! Pourquoi aller aux cimetières ? Ouvrons nos souvenirs, que de tombeaux !
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1857), lettre 562 à Mademoiselle Leroyer de Chantepie Il n’y a de défaites que celles que l’on a tout seul, devant sa glace, dans sa conscience.
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1853), lettre 385 à Louise Colet La femme est un produit de l’homme. Dieu a créé la femelle, et l’homme a fait la femme ; elle est le résultat de la civilisation, une œuvre factice.
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1853), lettre 378 à Louise Colet L’artiste doit être dans son œuvre comme Dieu dans la création, invisible et tout-puissant ; qu’on le sente partout, mais qu’on ne le voie pas.
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1857), lettre 524 à Mademoiselle Leroyer de Chantepie La courtisane est un mythe. Jamais une femme n’a inventé une débauche.
Gustave FlaubertSource vérifiée Correspondance (1852), lettre 318 à Louise Colet
Partager sur
Biographie de Gustave Flaubert
Gustave Flaubert, né le 12 décembre 1821 à Rouen, est un écrivain français connu pour son réalisme précis et son style unique. Il commence à écrire dès l’adolescence et se consacre entièrement à la littérature après 1846, grâce à un héritage familial. Son chef-d’œuvre, Madame Bovary (1857), a bouleversé la littérature par sa finesse psychologique. Il explore aussi d’autres horizons avec Salammbô (1862) et L’Éducation sentimentale (1869). Flaubert, souvent discret, passe la majeure partie de sa vie à Croisset, où il réfléchit avec soin à chaque mot, avant de s’éteindre le 8 mai 1880.
Biographie rédigée avec l’aide d’une intelligence artificielle et relue par la rédaction, à partir de l’article Gustave Flaubert de Wikipédia (auteurs : contributeurs de Wikipédia), modifiée ; texte disponible sous licence CC BY-SA 4.0.
