Citations de Gustave Flaubert

Écrivain, romancier, dramaturge

101 citations, dont 93 vérifiées dans ses œuvres.

Ses thèmes : Humour, Art, Écriture, Bonheur.

Œuvres citées : Dictionnaire des idées reçues (1913), Correspondance de Gustave Flaubert (1853), Madame Bovary (1857), Correspondance de Gustave Flaubert (1852), Correspondance de Gustave Flaubert (1846).

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Naissance
12 décembre 1821
Décès
8 mai 1880
Nationalité
Française

49 citations tirées de Correspondance de Gustave Flaubert (1853)

Les citations

  1. La forme est la chair même de la pensée, comme la pensée en est l’âme, la vie.
    Source vérifiée Correspondance (1853), lettre 378 à Louise Colet
  2. En avez-vous essayé ? Prenez donc un parti ! Ne soyez pas lâche envers vous ! Mais non, vous caressez votre douleur comme un petit enfant chéri que l’on allaite et qui vous mord la mamelle.
    Source vérifiée Correspondance (1858), lettre 585 à Mademoiselle Leroyer de Chantepie
  3. Je compte être à Venise vers le commencement de juin et je m’en fais une fête. Je m’y foutrai une bosse de peinture vénitienne dont je suis amoureux.
    Source vérifiée Correspondance (1851), lettre 282 à Louis Bouilhet
  4. Le bonheur est comme la vérole : pris trop tôt, il peut gâter complètement la constitution.
    Source vérifiée Correspondance (1853), lettre 377 à Louise Colet
  5. Le bonheur est un mensonge dont la recherche cause toutes les calamités de la vie, mais il y a des paix sereines qui l’imitent, et qui sont supérieures peut-être.
    Source vérifiée Correspondance (1847), lettre 206 à Louise Colet
  6. Mais il ne faut jamais penser au bonheur cela attire le diable, car c’est lui qui a inventé cette idée-là pour faire enrager le genre humain.
    Source vérifiée Correspondance (1853), lettre 392 à Louise Colet
  7. Le bourgeois se rassure à la vue d’un gendarme, et l’homme d’esprit se délecte à celle d’un critique. Les chevaux hongres sont applaudis par les mulets.
    Source vérifiée Correspondance (1852), lettre 354 à Louise Colet
  8. La vie est une chose tellement hideuse que le seul moyen de la supporter, c’est de l’éviter. Et on l’évite en vivant dans l’Art, dans la recherche incessante du Vrai rendu par le Beau.
    Source vérifiée Correspondance (1857), lettre 534 à Mademoiselle Leroyer de Chantepie
  9. Il faut mettre son cœur dans l’art, son esprit dans le commerce du monde, son corps où il se trouve bien, sa bourse dans sa poche, son espoir nulle part.
    Source vérifiée Correspondance (1846), lettre 182 à Louise Colet
  10. L’Art n’a rien à démêler avec l’artiste. Tant pis s’il n’aime pas le rouge, le vert ou le jaune ; toutes les couleurs sont belles, il s’agit de les peindre.
    Source vérifiée Correspondance (1852), lettre 337 à Louise Colet
  11. L’art, au bout du compte, n’est peut-être pas plus sérieux que le jeu de quilles ? Tout n’est peut-être qu’une immense blague, j’en ai peur…
    Source vérifiée Correspondance (1851), lettre 292 à Louise Colet
  12. Ce qui me semble beau, ce que je voudrais faire, c’est un livre sur rien, un livre sans attache extérieure, qui se tiendrait de lui-même par la force interne de son style.
    Source vérifiée Correspondance (1852), lettre 303 à Louise Colet
  13. Quelle plate bêtise de toujours vanter le mensonge et de dire : la poésie vit d’illusions ; comme si la désillusion n’était pas cent fois plus poétique par elle-même !
    Source vérifiée Correspondance (1845), lettre 91 à Alfred Le Poittevin
  14. Et voilà comme la vertu est toujours récompensée. Si elle était récompensée, elle ne serait pas la vertu.
    Source vérifiée Correspondance (1872), lettre 1282 à George Sand
  15. Je l’ai reçu carrément et dans tout le déshabillé franc de ma pensée.
    Source vérifiée Correspondance (1853), lettre 367 à Louise Colet
  16. Le don de faire des êtres humains manque à ce génie. S’il avait eu ce don-là, hugo aurait dépassé Shakespeare.
    Source vérifiée Correspondance (1874), lettre 1451 à Madame Roger des Genettes
  17. Ma vie n’est pas douloureuse comme la vôtre, mais n’est pas non plus précisément folichonne.
    Source vérifiée Correspondance (1871), lettre 1211 à Madame Roger des Genettes
  18. L’auteur, dans son œuvre, doit être comme Dieu dans l’univers, présent partout, et visible nulle part.
    Source vérifiée Correspondance (1852), lettre 354 à Louise Colet
  19. Je suis le frère en Dieu de tout ce qui vit, de la girafe et du crocodile, comme de l’homme et le concitoyen de tout ce qui habite le grand hôtel garni de l’univers.
    Source vérifiée Correspondance (1846), lettre 128 à Louise Colet
  20. Il faut rire et pleurer, aimer, travailler, jouir et souffrir, enfin vibrer autant que possible dans toute son étendue.
    Source vérifiée Correspondance (1866), lettre 878 à George Sand
  21. Le travail se subdivisant, il se fait donc, à côté des machines, quantité d’hommes-machines.
    Source vérifiée Correspondance (1853), lettre 413 à Louise Colet
  22. Je veux faire l’histoire morale des hommes de ma génération ; « sentimentale » serait plus vrai.
    Source vérifiée Correspondance (1864), lettre 800 à Mademoiselle Leroyer de Chantepie
  23. La banalité de la vie est à faire vomir de tristesse, quand on la considère de près.
    Source vérifiée Correspondance (1851), lettre 278 à sa mère
  24. Un sujet à traiter est pour moi comme une femme dont on est amoureux ; quand elle va vous céder on tremble et on a peur, c’est un effroi voluptueux.
    Source vérifiée Correspondance (1846), lettre 158 à Louise Colet
  25. J’avais la tête bruissante comme après un long voyage en diligence.
    Source vérifiée Correspondance (1850), lettre 261 à Louis Bouilhet
  26. La poésie n’est qu’une manière de percevoir les objets extérieurs, un organe spécial qui tamise la matière et qui, sans la changer, la transfigure.
    Source vérifiée Correspondance (1853), lettre 379 à Louise Colet
  27. Voilà pourquoi j’aime l’Art. C’est que là, au moins, tout est liberté dans ce monde des fictions.
    Source vérifiée Correspondance (1852), lettre 321 à Louise Colet
  28. Le bonheur est un mythe inventé par le diable pour nous désespérer.
    Source vérifiée Correspondance (1853), lettre 445 à Louise Colet
  29. La vie doit être une éducation incessante ; il faut tout apprendre, depuis parler jusqu’à mourir.
    Source vérifiée Correspondance (1869), lettre 1016 à George Sand
  30. La poésie est une plante libre ; elle croit là où on ne la sème pas. Le poète n’est pas autre chose que le botaniste patient qui gravit les montagnes pour aller la cueillir.
    Source vérifiée Correspondance (1846), lettre 128 à Louise Colet
  31. L’amour, après tout, n’est qu’une curiosité supérieure, un appétit de l’inconnu qui vous pousse dans l’orage, poitrine ouverte et tête en avant.
    Source vérifiée Correspondance (1846), lettre 143 à Louise Colet
  32. Si tu pouvais lire dans mon cœur, tu verrais la place où je t’ai mise.
    Source vérifiée Correspondance (1846), lettre 113 à Louise Colet
  33. Prenez garde à la tristesse, c’est un vice.
    Source vérifiée Correspondance (1878), lettre 1746 à Guy de Maupassant
  34. Pour avoir du talent, il faut être convaincu qu’on en possède.
    Source vérifiée Correspondance (1852), lettre 323 à Louise Colet
  35. Et nous crevons par la Blague, par l’ignorance, par l’outrecuidance, par le mépris de la grandeur, par l’amour de la banalité, et le bavardage imbécile.
    Source vérifiée Correspondance (1874), lettre 1499 à George Sand
  36. Ah ! Quelle nécropole que le cœur humain ! Pourquoi aller aux cimetières ? Ouvrons nos souvenirs, que de tombeaux !
    Source vérifiée Correspondance (1857), lettre 562 à Mademoiselle Leroyer de Chantepie
  37. Il n’y a de défaites que celles que l’on a tout seul, devant sa glace, dans sa conscience.
    Source vérifiée Correspondance (1853), lettre 385 à Louise Colet
  38. La femme est un produit de l’homme. Dieu a créé la femelle, et l’homme a fait la femme ; elle est le résultat de la civilisation, une œuvre factice.
    Source vérifiée Correspondance (1853), lettre 378 à Louise Colet
  39. L’artiste doit être dans son œuvre comme Dieu dans la création, invisible et tout-puissant ; qu’on le sente partout, mais qu’on ne le voie pas.
    Source vérifiée Correspondance (1857), lettre 524 à Mademoiselle Leroyer de Chantepie
  40. La courtisane est un mythe. Jamais une femme n’a inventé une débauche.
    Source vérifiée Correspondance (1852), lettre 318 à Louise Colet

Biographie de Gustave Flaubert

Gustave Flaubert, né le 12 décembre 1821 à Rouen, est un écrivain français connu pour son réalisme précis et son style unique. Il commence à écrire dès l’adolescence et se consacre entièrement à la littérature après 1846, grâce à un héritage familial. Son chef-d’œuvre, Madame Bovary (1857), a bouleversé la littérature par sa finesse psychologique. Il explore aussi d’autres horizons avec Salammbô (1862) et L’Éducation sentimentale (1869). Flaubert, souvent discret, passe la majeure partie de sa vie à Croisset, où il réfléchit avec soin à chaque mot, avant de s’éteindre le 8 mai 1880.

Biographie rédigée avec l’aide d’une intelligence artificielle et relue par la rédaction, à partir de l’article Gustave Flaubert de Wikipédia (auteurs : contributeurs de Wikipédia), modifiée ; texte disponible sous licence CC BY-SA 4.0.