Le bonheur est comme la vérole : pris trop tôt, il peut gâter complètement la constitution.
Écrivain, 1821-1880 Image : Nadar, Domaine public, Wikimedia Commons Le bonheur est comme la vérole : pris trop tôt, il peut gâter complètement la constitution.
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Correspondance de Gustave Flaubert (1853), lettre 377 à Louise Colet
Eh bien, c’est fort heureux d’avoir une jeunesse pareille et que personne ne vous en sache gré. Ah! à dix-sept ans si j’avais été aimé, quel crétin je ferais maintenant!Le bonheur est comme la vérole: pris trop tôt, il peut gâter complètement la constitution.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Le bonheur, ça tient à un coup de volant mal négocié.
Un grand obstacle au bonheur, c’est de s’attendre à un trop grand bonheur.
Si la vertu ne suffit pas à assurer le bonheur, la méchanceté suffit à rendre malheureux.
On peut défaire n’importe quel bonheur par la mauvaise volonté.
Envier le bonheur d’autrui, c’est folie ; on ne saurait pas s’en servir. Le bonheur ne se veut pas tout fait, mais sur mesure.
Il n’y a pas de vrai bonheur sans qu’il s’y mêle un petit peu le sens du malheur…
Le bonheur est un mensonge dont la recherche cause toutes les calamités de la vie, mais il y a des paix sereines qui l’imitent, et qui sont supérieures peut-être.
Le bonheur n’est pas un luxe, il est en nous comme nous-mêmes.
C’est une lourde faute que de ne pas apercevoir son propre bonheur.
Quand on pense à des choses de ce genre : le mariage, la guerre, la prison, les estropiés nés, les tordus, les contrefaits, les idiots, les fous, les syphilitiques, on sent le prix du bonheur d’y avoir échappé – jusqu’ici, du moins.

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