Ma vie n’est pas douloureuse comme la vôtre, mais n’est pas non plus précisément folichonne.
Écrivain, 1821-1880 Image : Nadar, Domaine public, Wikimedia Commons Ma vie n’est pas douloureuse comme la vôtre, mais n’est pas non plus précisément folichonne.
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Correspondance de Gustave Flaubert (1871), lettre 1211 à Madame Roger des Genettes
Le texte original diffère de quelques mots.
Ma vie n’est pas douloureuse comme la vôtre, mais n’est pas non plus précisément folichonne.Ma seule distraction consiste à promener, ou plutôt à traîner ma mère dans le jardin. La guerre l’a vieillie de cent ans en dix mois. C’est bien triste d’assister à la décadence de ceux qu’on aime, de voir leurs forces s’en aller, leur intelligence disparaître.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Je ne trempe pas ma plume dans l’encrier, mais dans la vie.
Dans la vie faut pas s’en faire. Moi je ne m’en fais pas.
Et c’est cela à mon avis le seul sens à donner à sa vie : trouver son bonheur sans augmenter la douleur du monde.
La vie est-elle une souffrance ou une joie ? Peu importe ; il se peut que ce ne soit point là l’essentiel…
La vie n’est pas méchante. Il n’est rien de meilleur.
Comment n’êtes-vous pas révolté par la douleur humaine ? Cette sorte de placidité serait-elle la sagesse ?
Sache souffrir. Mais ne dis rien qui puisse troubler la souffrance des autres.
Dire à quelqu’un, comme il me le répétait : « Je t’aimerai toute ma vie », n’engage pas à grand-chose quand, dans le quotidien, on ne la partage pas.
Je n’ai connu que la ferveur. Toute ma vie n’est que ferveur, refus, amour, combat.
Ce n’est pas le danger que j’aime. Je sais ce que j’aime. C’est la vie.

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