Il faut rire et pleurer, aimer, travailler, jouir et souffrir, enfin vibrer autant que possible dans toute son étendue.
Écrivain, 1821-1880 Image : Nadar, Domaine public, Wikimedia Commons Il faut rire et pleurer, aimer, travailler, jouir et souffrir, enfin vibrer autant que possible dans toute son étendue.
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Source vérifiée
Correspondance de Gustave Flaubert (1866), lettre 878 à George Sand
Le texte original diffère de quelques mots.
… S’il est continent à vingt ans, ce sera un ignoble paillard à cinquante. Tout se paye! Les grandes natures, qui sont les bonnes, sont avant tout prodigues et n’y regardent pas de si près à se dépenser.Il faut rire et pleurer, aimer, travailler, jouir et souffrir, enfin vibrer autant que possible dans toute son étendue.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Plus on a de la souffrance, plus on a de la joie.
C’est bien là notre bonheur humain : un moment, l’extase nous berce au fil du courant, puis il nous faut ramer douloureusement contre elle…
Quand on peut souffrir et aimer, on peut beaucoup, on peut le plus qu’on puisse au monde.
Tous les jours, il faut lutter pour que cet amour de l’humanité vivante se transforme en faits concrets et en actes qui servent d’exemple.
Je crois que chaque être humain dispose d’une certaine aptitude au bonheur et d’une certaine capacité à souffrir et que, quelle que soit sa vie, il l’use en totalité.
Si vous ressentez de la douleur, vous êtes en vie. Si vous ressentez la douleur des autres, vous êtes un être humain.
Le rire doit être construit, basé sur la réalité de la vie, sur des faits communs. La folie, oui, mais avec un cadre.
Pour savourer, il faut s’arrêter, pour de vrai. Et inviter le corps au festin, à la merveille de l’instant présent. Ressentir alors avec tout son corps, tout son souffle, toute sa personne, ce que la vie nous offre.
Pour faire pleurer les gens, vous devez pleurer vous-mêmes. Si vous voulez les faire rire, vous devez garder un visage sérieux.
De même la vie dépose sur le visage des individus couche après couche, les rides successives de l’expérience où il est absolument impossible de discriminer la part du rire et celle des larmes. Déjections de l’expérience sur les sables de la vie…

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