Je suis le frère en Dieu de tout ce qui vit, de la girafe et du crocodile, comme de l’homme et le concitoyen de tout ce qui habite le grand hôtel garni de l’univers.
Écrivain, 1821-1880 Image : Nadar, Domaine public, Wikimedia Commons Je suis le frère en Dieu de tout ce qui vit, de la girafe et du crocodile, comme de l’homme et le concitoyen de tout ce qui habite le grand hôtel garni de l’univers.
Écrivain, 1821-1880 Image : Nadar, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Correspondance de Gustave Flaubert (1846), lettre 128 à Louise Colet
… pas plus Français que Chinois, et l’idée de la patrie, c’est-à-dire l’obligation où l’on est de vivre sur un coin de terre marqué en rouge ou en bleu sur la carte, et de détester les autres coins, en vert ou en noir, m’a paru toujours étroite, bornée, et d’une stupidité féroce.Je suis le frère en Dieu de tout ce qui vit, de la girafe et du crocodile comme de l’homme, et le concitoyen de tout ce qui habite le grand hôtel garni de l’Univers.Je n’ai pas compris ton étonnement relativement à la beauté de cette proclamation. Pour moi, je pense que c’est parce que 1o il est barbare, 2o musulman, et surtout fanatique, qu’il a dit de belles choses. La poésie est une plante libre; elle croît là où on ne la sème pas. …
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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J’ai plusieurs vies. Dans la meilleure, comète entre les crocs, je suis serpent. Et dans les autres, suivant l’heure. Fétiche en or, dieu qui se pend.
Je suis comme un milieu entre Dieu et le néant.
Le paradis terrestre est où je suis.
Quant à moi, je marche parmi vous en Dieu incorruptible, affranchi de la mort à jamais.
Si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde…
Quand rien ne va plus, je suis avec mes frères, avec eux, je suis libre. Quand l’amour est guerre, avec eux, je suis moi, quand l’monde est cinéma.
Seigneur ! Préservez-moi, préservez ceux que j’aime
Frères, parents, amis et mes ennemis même
Dans le mal triomphants,
De jamais voir, seigneur ! L’été sans fleurs vermeilles,
La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles,
La maison sans enfants !
Et quiconque aura quitté pour moi sa maison, ou ses frères ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, en recevra le centuple, et il aura pour héritage la vie éternelle.
Dieu, celui que tout le monde connaît, de nom.
Nous nous demandons Qui suis-je pour être brillant, talentueux, fabuleux, splendide ? En fait, quelle place ne méritez vous pas ? Vous êtes enfant de Dieu. ].

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