Citations sur la tristesse

  1. Dans l’adultère ont habituellement leur part la tendresse et l’abnégation ; dans l’homicide, le courage ; dans les profanations et le blasphème, certaines lueurs de satanisme.
    Source vérifiée Le Livre De Sable
  2. Les jurons, les râles, le canon, tous les bruits de notre pauvre vie de bêtes, cela ne pouvait pas endurcir notre âme et flétrir sa tendresse infinie.
    Source vérifiée les croix de bois
  3. Sur ce sentiment inconnu, dont l’ennui, la douceur m’obsèdent, j’hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse.
    Source vérifiée Bonjour tristesse
  4. La philosophie sert d’antidote à la tristesse. Et beaucoup croient encore à la profondeur de la philosophie.
    Source vérifiée Syllogismes de l’amertume
  5. Si la tristesse est si près de la fortune, pourquoi l’envie est-elle si loin de la pitié ?
    Source vérifiée Vie philosophique, politique et littéraire de Rivarol
  6. L’arc aboli de tristesse élancée. / Dans une lutte imperceptible, ultime / Se raffermit conjointement, minime ; / Les dés sont à demi lancés.
    Source vérifiée Configuration du dernier rivage
  7. Il est difficile de remédier à notre propre tristesse parce que nous en sommes complices. Il est difficile de remédier à celle des autres parce que nous en sommes captifs.
    Source vérifiée Cool memories
  8. S’attendre au pire, à quelque chose de pis que la chute, tout en chutant, c’était un peu la conception que j’avais de la vie.
    Christian Oster Source vérifiée Mon grand appartement
  9. Le pessimisme, cette cruauté des vaincus qui ne sauraient pardonner à la vie d’avoir trompé leur attente.
    Source vérifiée Précis de décomposition
  10. La vie affective, à condition d’être sincère et pure de tout apocryphe, est donc une lenteur et un attardement.
    Source vérifiée Le je-ne-sais-quoi et le presque-rien
  11. La paresse n’est, dans certains esprits, que le dégoût de la vie ; dans d’autres, c’en est le mépris.
    Source vérifiée Rivarol : avec une notice et un portrait
  12. Toute ma vie, je n’ai vu que des temps troublés, d’extrêmes déchirements dans la société, et d’immenses destructions ; j’ai pris part à ces troubles.
    Guy DebordSource secondairePanégyrique (1989), p. 11
  13. Donner la vie, ce poison ! En faire venir d’autres en ce monde, cette galère ! Qu’il faut être cynique, méchant ou stupide !
    Source vérifiée l’oceantume
  14. La pureté, cette sorte de chose qui rend tout exsangue, qui brise tous les bons mouvements de l’être, qui vous empêche de jouir de la vie, qui rend les âmes squelettes.
    Source vérifiée C’est ici que le monde a commencé
  15. Je regarde avec stupéfaction ceux qui demeurent optimistes jusqu’à la fin de leur vie. Si j’étais Dieu, et si j’avais son âge, je serais découragé.
    Source vérifiée Devant Dieu
  16. La maladie, la vieillesse, la mort, trois grandes humiliations pour l’homme.
    Source vérifiée Les Pas sur le sable (1919), n° 44
  17. Dès l’aurore, dis-toi d’avance : je rencontrerai un indiscret, un ingrat, un insolent, un fourbe, un envieux, un insociable.
    Source vérifiée Pensees pour moi meme
  18. L’image de l’amour éteint effraye plus un cœur tendre que celle de l’amour malheureux, et le dégoût de ce qu’on possède est un état cent fois pire que le regret de ce qu’on a perdu.
    Source vérifiée Julie ou la Nouvelle Héloïse (1761), Troisième partie
  19. J’ose parler encore au nom d’un amour qui ne doit plus être ; à tant de sujets de douleur n’ajoutez pas celui de voir son dernier vœu méprisé.
    Source vérifiée Julie ou la Nouvelle Héloïse (1761), Troisième partie
  20. Rien ne lie tant les cœurs que la douceur de pleurer ensemble. Nous nous cherchions pour nous consoler, et ce besoin m’a souvent fait passer sur beaucoup de choses.
    Source vérifiée Les Confessions (1765), Texte entier
  21. Il n’y a rien de bon que les plaisirs des sens. Ô quand une fois on a perdu le goût des plaisirs de l’âme, qu’il est difficile de le reprendre !
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre IV
  22. L’instant de jouir passe et ne revient plus ; celui de mal faire passe et revient sans cesse : on s’oub_ie un moment, et l’on est perdu.
    Source vérifiée Julie ou la Nouvelle Héloïse (1761), Sixième partie
  23. On s’attendrit par réminiscence ; on a honte de se sentir pleurer, et l’on n’en pleure que davantage.
    Source vérifiée Julie ou la Nouvelle Héloïse (1761), Quatrième partie
  24. L’homme n’est rien sans lui, l’homme, débile proie, Que le malheur dispute un moment au trépas. Dieu lui donne le deuil ou lui reprend la joie.
    Source vérifiée Odes et Ballades (1826), Texte entier
  25. On persiste, il le faut ; mais la conscience satisfaite est triste, et l’accomplissement du devoir se complique d’un serrement de cœur.
    Source vérifiée Les Misérables (1862), tome 5, livre 1, chapitre 1
  26. La fleur passe comme la vie, L’oiseau fuit comme le bonheur. On est honteux des pleurs.
    Source vérifiée Odes et Ballades (1826), Texte entier
  27. La pitié est souvent un sentiment de nos propres maux dans les maux d’autrui ; c’est une habile prévoyance des malheurs où nous pouvons tomber.
    Source vérifiée Réflexions ou sentences et maximes morales (1678), maxime 264
  28. Il y a encore une autre espèce de larmes qui n’ont que de petites sources, qui coulent et se tarissent facilement : on pleure pour avoir la réputation d’être tendre ; on pleure pour être plaint.
    Source vérifiée Réflexions ou sentences et maximes morales (1678), maxime 233
  29. Misérables que nous sommes, c’est ce nom qui nous a perdus ! — Ou plutôt, nous nous sommes tous perdus les uns les autres, par l’inexplicable jeu de la fatalité !
    Source vérifiée Notre-Dame de Paris (1831)
  30. L’infortunée se sentit si profondément abandonnée de Dieu et des hommes que sa tête tomba sur sa poitrine comme une chose inerte qui n’a pas de force en soi.
    Source vérifiée Notre-Dame de Paris (1831)
  31. De temps en temps une pourpre de honte, un éclair de colère enflammaient ses yeux ou ses joues ; une parole dédaigneuse semblait hésiter sur ses lèvres.
    Source vérifiée Notre-Dame de Paris (1831)
  32. On se sent très-bien vivre, et pourtant on est mort. On ne parlerait pas d’amour, mais je présume Que l’on serait capable, avec un peu d’effort… Je crois qu’une sottise est au bout de ma plume.
    Source vérifiée Premières Poésies (1852), Namouna
  33. Qui, suspendant son âme à cette âme adorée, S’attache à ce rameau qui va l’abandonner ; Qui, maudissant le jour et sa vue abhorrée, Sent son cœur plein de vie, et n’en peut rien donner ?
    Source vérifiée Premières Poésies (1852), Le Saule
  34. C’est la raison humaine qui a renversé toutes les illusions ; mais elle en porte elle-même le deuil, afin qu’on la console.
    Source vérifiée La Confession d’un enfant du siècle (1836), Première partie
  35. Je leur dirais à tous : — Quoi que nous puissions faire, Je souffre, il est trop tard ; le monde s’est fait vieux.
    Source vérifiée L’espoir en Dieu
  36. La pauvre enfant nous a sans doute épiés ; elle s’est encore évanouie ; viens, portons-lui secours ; hélas ! tout cela est cruel.
    Source vérifiée On ne badine pas avec l’amour (1834)
  37. Pas un ami, personne qui l’approche, qui ne lui dise que ma mort est un bien, qui ne s’empresse de l’en consoler, qui ne la conjure de n’y plus songer ! Si elle pleure, on voudra la distraire.
    Source vérifiée La Confession d’un enfant du siècle (1836), Cinquième partie
  38. Quand on est pauvre et fier, quand on est riche et triste, On n’est plus assez fou pour se faire trappiste.
    Source vérifiée Poésies nouvelles (1850), Rolla
  39. Qui a traversé une place sans entendre qu’on lui parlait ; qui s’est assis dans un lieu solitaire, riant et pleurant sans raison.
    Source vérifiée La Confession d’un enfant du siècle (1836), Troisième partie
  40. C’est une dure loi, mais une loi suprême Vieille comme le monde et la fatalité, Qu’il nous faut du malheur recevoir le baptême, Et qu’à ce triste prix tout doit être acheté.
    Source vérifiée Poésies nouvelles (1850), La Nuit d’octobre