La pitié est souvent un sentiment de nos propres maux dans les maux d’autrui ; c’est une habile prévoyance des malheurs où nous pouvons tomber.
Écrivain · 1613-1680 Image : Théodore Chassériau · Domaine public · Wikimedia Commons La pitié est souvent un sentiment de nos propres maux dans les maux d’autrui ; c’est une habile prévoyance des malheurs où nous pouvons tomber.
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Source vérifiée
Réflexions ou sentences et maximes morales (1678), maxime 264
La pitié est souvent un sentiment de nos propres maux dans les maux d’autrui; c’est une habile prévoyance des malheurs où nous pouvons tomber; nous donnons du secours aux autres, pour les engager à nous en donner en de semblables occasions, et ces services que nous leur rendons sont, à proprement parler, des biens que nous nous faisons à nous-mêmes par avance.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
La vie creuse devant nous le gouffre de toutes les caresses qui ont manqué. Qu’avons-nous à faire auprès de nous de cet ange qui n’a pas su se montrer ?
Dans la vieillesse de l’amour comme dans celle de l’âge on vit encore pour les maux, mais on ne vit plus pour les plaisirs.
Croire que parce que ses yeux n’expriment rien, un être ne souffre pas, est une erreur facile à commettre.
Si je ne sentais pas ma misère, comment pourrais-je sentir ma joie qui est fille aînée de ma misère et qui lui ressemble à faire peur ?
Heureux ceux qui souffrent ! Cette parole insensée hante toujours vos cœurs debiles et vous avez peur de la joie, par vanité.
Ne vous réjouissez point quand votre ennemi sera tombé, et que votre cœur ne tressaille point de joie dans sa ruine ; de peur que le Seigneur ne le voie, que cela ne lui déplaise et qu’il ne retire sa colère de dessus lui.
Je n’osais pas rire de peur d’ouvrir les lèvres et de recevoir le mauvais air.
Vous savez ce que ça peut provoquer, la peur ? Il y en a que ça pousse à la lâcheté, d’autres à l’héroïsme.
Je suis un être humain : je pleure, j’ai peur, je suis nerveuse… Je suis comme tout le monde.
Dans certains pays où il y a beaucoup moins de protection sociale qu’en France, on peut lire dans le regard des gens la peur de perdre ce qu’ils ont. C’est terrible.

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