La pauvre enfant nous a sans doute épiés ; elle s’est encore évanouie ; viens, portons-lui secours ; hélas ! tout cela est cruel.
Écrivain · 1810-1857 Image : Charles Landelle · Domaine public · Wikimedia Commons La pauvre enfant nous a sans doute épiés ; elle s’est encore évanouie ; viens, portons-lui secours ; hélas ! tout cela est cruel.
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Source vérifiée
On ne badine pas avec l’amour (1834)
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
La vie creuse devant nous le gouffre de toutes les caresses qui ont manqué. Qu’avons-nous à faire auprès de nous de cet ange qui n’a pas su se montrer ?
Le cœur d’un libertin est fait comme une auberge, on y trouve à toute heure un grand feu bien nourri.
Croire que parce que ses yeux n’expriment rien, un être ne souffre pas, est une erreur facile à commettre.
Du bien, du poli, de l’humain, un sourire et j’explose. Je trouve la route, besoin de merde d’impolitesse, pour trouver au-delà de l’évidence, le chagrin, le pardon…
Laissez-moi tranquille ! Laissez-moi enfin dormir une nuit sans tremper mon oreiller de larmes, sans que les yeux me brûlent et sans que la migraine me martèle la tête ! Laissez-moi disparaitre de tout. Loin de ce monde…
Je suis un être humain : je pleure, j’ai peur, je suis nerveuse… Je suis comme tout le monde.
Vous savez ce que ça peut provoquer, la peur ? Il y en a que ça pousse à la lâcheté, d’autres à l’héroïsme.
Épargne-toi du moins le tourment de la haine ; A défaut du pardon, laisse venir l’oubli.
Vous êtes fous, c’est pas moi, je n’ai pas volé l’orangeJ’ai trop peur des voleurs, j’ai pas pris l’orange du marchand.
Toute passion meurt, tout amour s’épuise, mais la pitié survit à tout. Rien ne parvient à user la pitié. La vie la nourrit sans cesse.

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