Qui a traversé une place sans entendre qu’on lui parlait ; qui s’est assis dans un lieu solitaire, riant et pleurant sans raison.
Écrivain · 1810-1857 Image : Charles Landelle · Domaine public · Wikimedia Commons Qui a traversé une place sans entendre qu’on lui parlait ; qui s’est assis dans un lieu solitaire, riant et pleurant sans raison.
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Source vérifiée
La Confession d’un enfant du siècle (1836), Troisième partie
Celui qui, par une fraîche matinée, dans la force de la jeunesse, est sorti un jour à pas lents, tandis qu’une main adorée fermait sur lui la porte secrète; qui a marché sans savoir où, regardant les bois et les plaines;qui a traversé une place sans entendre qu’on lui parlait; qui s’est assis dans un lieu solitaire, riant et pleurant sans raison; qui a posé ses mains sur son visage pour y respirer un reste de parfum; qui a oublié tout à coup ce qu’il avait fait sur terre jusqu’alors; qui a parlé aux arbres de la route et aux oiseaux qu’il voyait passer; …
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
La vie creuse devant nous le gouffre de toutes les caresses qui ont manqué. Qu’avons-nous à faire auprès de nous de cet ange qui n’a pas su se montrer ?
Le cœur d’un libertin est fait comme une auberge, on y trouve à toute heure un grand feu bien nourri.
Croire que parce que ses yeux n’expriment rien, un être ne souffre pas, est une erreur facile à commettre.
Du bien, du poli, de l’humain, un sourire et j’explose. Je trouve la route, besoin de merde d’impolitesse, pour trouver au-delà de l’évidence, le chagrin, le pardon…
Laissez-moi tranquille ! Laissez-moi enfin dormir une nuit sans tremper mon oreiller de larmes, sans que les yeux me brûlent et sans que la migraine me martèle la tête ! Laissez-moi disparaitre de tout. Loin de ce monde…
Je suis un être humain : je pleure, j’ai peur, je suis nerveuse… Je suis comme tout le monde.
Vous savez ce que ça peut provoquer, la peur ? Il y en a que ça pousse à la lâcheté, d’autres à l’héroïsme.
Épargne-toi du moins le tourment de la haine ; A défaut du pardon, laisse venir l’oubli.
Vous êtes fous, c’est pas moi, je n’ai pas volé l’orangeJ’ai trop peur des voleurs, j’ai pas pris l’orange du marchand.
Toute passion meurt, tout amour s’épuise, mais la pitié survit à tout. Rien ne parvient à user la pitié. La vie la nourrit sans cesse.

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