- Le coup d’éponge de la nuit sur la mauvaise conscience.
- La morale de l’homme n’avançait pas aussi vite que sa science. L’humanité n’était pas assez évoluée spirituellement pour assumer la puissance qu’elle s’était arrogée.
- La perception n’est pas une science du monde, ce n’est pas même un acte, une prise de position délibérée, elle est le fond sur lequel tous les actes se détachent et elle est présupposée par eux.
- Toute conscience est conscience de quelque chose.
- Ceux qui soutiennent que la science n’explique rien, l’on voudrait qu’ils nous expliquassent une bonne fois ce que serait pour eux que d’expliquer.
- Et le simple berger lui-même qui veille ses moutons sous les étoiles, s’il prend conscience de son rôle, se découvre plus qu’un berger. Il est une sentinelle. Et chaque sentinelle est responsable de tout l’empire.
- La bête qui ronge leur conscience leur en laisse assez pour qu’ils connaissent, par instants, l’horreur d’être là.
- Jeunes gens, confiez-vous à ces méthodes sûres, puissantes, dont nous ne connaissons encore que les premiers secrets. Et tous, quelle que soit votre carrière, ne vous laissez pas atteindre par le scepticisme dénigrant et stérile, ne vous laissez pas décourager par les tristesses de certaines heures qui passent sur une nation. Vivez dans la paix sereine des laboratoires et des bibliothèques. Dites-vous d’abord : qu’ai-je fait pour mon instruction ? Puis, à mesure que vous avancerez : qu’ai-je fait pour mon pays ? Jusqu’au moment où vous aurez peut-être cet immense bonheur de penser que vous avez contribué en quelque chose au progrès et au bien de l’humanité. Mais que les efforts soient plus ou moins favorisés par la vie, il faut, quand on approche du grand but, être en droit de se dire : « J’ai fait ce que j’ai pu ».
- La science ne souscrit à une loi ou une théorie qu’à l’essai, ce qui signifie que toutes les lois et les théories sont des conjectures ou des hypothèses provisoires.
- Il va falloir choisir, dans un avenir plus ou moins proche, entre le suicide collectif ou l’utilisation intelligente des conquêtes scientifiques.
- Il n’y a pas de vérité scientifique, il n’y a qu’un accord entre scientifiques à un moment donné, ce qu’ils appellent un consensus. Ils se méfient comme d’une peste noire du mot vérité.
- Si la science nous prouve que nos écritures ont tort, nous changerons les écritures.
- Le vrai chercheur, celui qui a vraiment le désir de trouver, ne doit embrasser aucune doctrine.
- Le monde et la science ont leurs données propres, qui se touchent et ne se pénètrent pas. L’une nous montre à quel but nous devons viser, l’autre, le but étant donné, nous donne les moyens de l’atteindre. Il ne peut pas y avoir de science immorale, pas plus qu’il ne peut y avoir de morale scientifique.
- L’unique but de la science, s’est d’être immensément joyeux.
- Si les découvertes scientifiques ont à la fois donné à l’humanité le pouvoir de créer et le pouvoir de détruire, alors elles sont en même temps un énorme défi et une grande épreuve.
- Il n’y a de science qu’avec l’intuition et la déduction.
- La statistique est la première des sciences inexactes.
- La science sans la sagesse est comme une mise à la loterie. On risque de perdre tout ce qu’on a investi.
- Le paradoxe de la science est qu’il n’y a qu’une réponses à ses méfaits et à ses périls : encore plus de science.
- La science est l’auxiliaire de l’action, et l’action vise un résultat.
- Placez votre main sur un poêle une minute et ça vous semble durer une heure. Asseyez vous auprès d’une jolie fille une heure et ça vous semble durer une minute. C’est ça la relativité.
- L’aspect le plus triste de notre vie aujourd’hui est que la science acquière les connaissances plus vite que la société n’acquière la sagesse.
- La science consiste à passer d’un étonnement à un autre.
- Dans l’oeuvre de la science seulement on peut aimer ce qu’on détruit, on peut continuer le passé en le niant, on peut vénérer son maître en le contredisant.
- Aucune science d’aucune sorte ne peut être dissociée des considérations éthiques...
- La science explique ce qui fonctionne et non ce qui est.
- La science, il est vrai, ne progresse qu’en remplaçant partout le pourquoi par le comment; mais si reculé qu’il soit, un point reste toujours où les deux points d’interrogations se rejoignent et se confondent.
- On ne connaît pas complètement une science tant qu’on n’en sait pas l’histoire.
- A défaut de science, ai au moins de la parlote.
- La science restera toujours la satisfaction du plus haut désir de notre nature, la curiosité; elle fournira à l’homme le seul moyen qu’il ait pour améliorer son sort.
- Soyons humains au moins tant que la science n’aura pas découvert que nous sommes autre chose.
- Par une honorable transmission de la science grecque, la civilisation arabe figurera toujours parmi les éléments essentiels de notre grande préparation au moyen âge.
- La science progresse en indiquant l’immensité de l’ignoré.
- La science m’ordonne de n’aimer que moi, attendu que tout le monde est fondé sur l’intérêt personnel.
- Si la préhistoire a précédé l’histoire, il n’a jamais été démontré que la prescience ait précédé la science.
- La science, c’est ce que le père enseigne à son fils. La technologie, c’est ce que le fils enseigne à son papa.
- La science est comme une maladie, une maladie qui progresse en transformant le monde et en le dévorant.
- La science peut expliquer l’univers sans avoir besoin d’un créateur.
- Les écologistes, tout à leur science-fiction éthique, se soucient plus de nos méfaits éventuels que des injustices présentes. Sous l’ingénuosité de la prophétie se cachent les grosses ficelles de la propagande : détourner l’attention des misères d’aujourd’hui.