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Citations sur la science
Peut-on penser la science ? Une science de la science est-elle possible ?
La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d’être des hommes.
En science il n’y a que de la physique ; tout le reste, c’est de la philatélie.
La science a intérêt à ne pas trop libérer l’esprit des hommes, avant d’avoir apprivoisé leurs instincts.
Ce n’est pas seulement l’art qui est incompatible avec la stabilité. Il y a aussi la science. La vérité est une menace, et la science est un danger public. Nous sommes obligés de la tenir soigneusement enchainée et muselée.
Source à vérifierLe meilleur des mondes (1932) Mais comment obtenir le vaccin contre un virus inconnu ?… Une moelle de lapin enragé, convenablement traitée, devint peu à peu inoffensive et puis permit de rendre réfractaire à la rage les animaux de laboratoire.
Source à vérifierPasteur (1945) Lorsqu’un objet bouge dans un miroir, direz-vous que quelque chose l’a poussé ?… Le cosmos semble aussi « irréel », aussi « diaphane » que le monde des miroirs, et, comme lui, il n’a que faire de la « force » pour se mouvoir.
Source à vérifierABC de la relativité Tout travail scientifique est une réalisation communautaire et non pas l’œuvre d’un cavalier seul. Qui sait où Darwin se serait égaré en 1837 sans Gould, sans Owen, et sans la vie scientifique très active de Londres et de Cambridge ?
Source à vérifierLe Sourire du flamant rose (1988) Je l’ai dit, je le répète : le vaccin ne sera pas obligatoire. Ayons confiance en nos chercheurs et médecins. Nous sommes le pays des Lumières et de Pasteur, la raison et la science doivent nous guider.
Source à vérifierTweet https://twitter.com/EmmanuelMacron/status/1343144938985451520 du 27 décembre 2020 L’astronomie est peut-être la science où le plus petit nombre de découvertes est dû au hasard ; la science où l’esprit humain apparaît dans sa grandeur et par laquelle l’homme peut le mieux s’instruire de son néant.
Source à vérifierPensées Nous ne savons pas, mais au moins nous savons de mieux en mieux ce que nous ne savons pas » : telle est, en substance, la vraie sagesse scientifique dont le prolongement rejoint sur l’horizon intellectuel cette Folie persévérante évoquée par William Blake.
Source à vérifierTous fous (2003) Ma conclusion, proprement philosophique, c’est que, en réalité, les mathématiques sont tout simplement la science de l’être en tant qu’être, c’est-à-dire ce que les philosophes appellent classiquement l’ontologie.
Source à vérifierÉloge des mathématiques, éd. Flammarion Avec l’ADN, il faut pouvoir dire quels gènes sont activés ou désactivés. Le séquençage actuel de l’ADN ne permet pas de le faire. La prochaine génération de séquençage de l’ADN doit pouvoir le faire. Si quelqu’un y arrive, nous pourrons alors identifier très précisément des traitements pour les maladies.
Depuis longtemps, on a dit : omne vivum ex ovo et on a assimilé la graine des végétaux à l’œuf des animaux. Cette assimilation n’est pas tout à exacte ; en réalité, pour trouver l’équivalent de l’œuf, il faut remonter jusqu’à l’ovule.
La sociologie est à cheval entre la culture scientifique et la culture humaniste. Elle a besoin de rigueur, de vérification, et en même temps de réflexion et de philosophie. L’une et l’autre culture ont besoin de problématiser et d’imaginer.
Le cancer dont l’homme, ce grand scientifique, cherche en vain à percer les secrets alors que, dieu merci, il a triomphalement percé ceux de la machine à sécher le linge et ceux de l’action du vent sur les cerfs-volants.
Aujourd’hui, nous avons les mêmes smartphones, la même physique, les mêmes sciences partout dans le monde. Et il n’y a ni liberté, ni bonheur, ni justice dans de vastes parties du globe. Ces illusions se sont écroulées, nous faisant entrer dans une époque post-utopique.
Si nous revenions quelques siècles en arrière, tout ce que nous considérons comme acquis aujourd’hui passerait pour de la magie : parler sur de longues distances, transmettre des images, voler, consulter d’énormes quantités de données…
Il n’y a pas de mathématiques modernes. Ces deux mots anodins font pourtant régner la terreur dans des millions de foyers où les parents, angoissés, « sèchent » sur des problèmes donnés à leurs fils en quatrième.
La science dit : « Nous devons vivre » et cherche le moyen de prolonger, approfondir, faciliter et amplifier la vie, de la rendre tolérable et acceptable. La sagesse dit : « Nous devons mourir » et cherche comment nous faire bien mourir.
Nous avons construit un monde où l’intelligence est la première des facultés, où la science et la technique nous tirent en avant et nous chutons, en produisant plus de misères, de famines, de maladies.
Certains producteurs d’énergies fossiles étaient parfaitement conscients dans les années 1970 que leur produit phare allait faire brûler la planète. Mais comme l’industrie du tabac, ils ont fait peu de cas de leur propre science. Certains géants pétroliers ont colporté le grand mensonge.
Le développement de l’économie réelle n’a rien à voir avec la science économique. Bien qu’on les enseigne comme s’il s’agissait de mathématiques, les théories économiques n’ont jamais eu la moindre utilité pratique.
L’homme de science ne vise pas un résultat immédiat. Il ne s’attend pas à ce que les idées qu’il avance soient facilement acceptées. Son travail est comme celui d’un cultivateur, pour l’avenir. Son devoir est de jeter les bases pour ceux qui sont à venir et de montrer la voie. Il vit, travail et espère.
Patience passe science.
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