Nous ne savons pas, mais au moins nous savons de mieux en mieux ce que nous ne savons pas » : telle est, en substance, la vraie sagesse scientifique dont le prolongement rejoint sur l’horizon intellectuel cette Folie persévérante évoquée par William Blake.
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- La recherche, la découverte s’avancent dans la béance de l’incertitude et de l’indécidabilité. Le génie surgit dans la brèche de l’incontrôlable, justement là où rôde la folie.
- Sagesse cachée et trésor invisible, à quoi servent-ils l’un et l’autre ? Mieux vaut un homme qui cache sa folie qu’un homme qui cache sa sagesse.
- Sans doute, est-il bien peu de préceptes de sagesse qui, pris sous un certain biais, ne semble folie.
- Ce qu’il y a de moins parfait dans l’ordre de la connaissance humaine : croire; et ce qu’il y a de moins noble dans l’ordre de l’action libre : obéir; voilà le chemin de la perfection de l’amour.
- Le Savoir peut se communiquer, mais pas la Sagesse. On peut la trouver, on peut en vivre, on peut s’en faire un sentier, on peut, grâce à elle, opérer des miracles, mais quant à la dire et à l’enseigner, non, cela ne se peut pas.
- Savoir, c’est savoir que tu ne sais rien. Tel est le sens de la vraie connaissance.
- La connaissance doit nous amener devant le mystère des choses.
- Il n’y a pas en effet de plus parfaite domination que la connaissance; qui connaît quelque chose, le possède. La connaissance unit le connaisseur au connu... Celui qui connaît Dieu est déjà Dieu.
- Mais savoir n’est pas nécessairement un bienfait. On peut savoir et ne rien comprendre à ce qu’on sait. Seulement comment comprendre quand on ne sait rien ?
- L’information n’est pas la connaissance. La seule source de connaissances est l’expérience. Vous avez besoin d’expérience pour acquérir la sagesse.
- La connaissance doit avoir sur quoi s’appuyer pour pouvoir tomber juste. Or sur quoi elle s’appuie (le langage) n’est justement pas fixe.
- La connaissance est la voie nécessaire pour arriver à la docte ignorance, celle qui se connaît comme ignorance à partir de sa science, celle qui frémit aux frontières de l’indicible, de l’impensable et où l’invisible nous arrose alors de ses rayons.
- L’émerveillement, plutôt que le doute, est la source de la connaissance.
- L’inconnu, disait dans la forêt la douce voix de Faxe, ce qui n’est pas prédit, ce qui n’est pas prouvé, voilà sur quoi la vie est assise. L’ignorance est le fondement de la pensée. L’absence de preuve est le fondement de l’action.
- En un certain sens, nous ne devons pas pouvoir nous tromper en logique. C’est ce qui est déjà partiellement exprimé dans la phrase : la logique doit prendre soit d’elle-même. C’est là une connaissance exceptionnellement importante et profonde.