Il n’y a pas en effet de plus parfaite domination que la connaissance; qui connaît quelque chose, le possède. La connaissance unit le connaisseur au connu... Celui qui connaît Dieu est déjà Dieu.
Image : Il n’y a pas en effet...

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- Dis-moi, quelle nécessité y a-t-il à l’existence de Dieu, du monde et de tout ? Pourquoi doit-il y avoir quelque chose ? Ne crois-tu pas que cette idée de nécessité n’est que la forme suprême que prend le hasard dans nos esprits ?
- Vouloir définir Dieu, c’est prétendre à le limiter en notre esprit, c’est-à-dire le tuer. Dès que nous essayons de le définir, c’est le néant qui surgit.
- Si l’homme était cent fois plus intelligent, cent fois meilleur, dieu serait à l’instant même cent fois plus intelligent, cent fois meilleur que l’homme.
- L’étape de la connaissance de Dieu, ou gnose, est le fruit de l’exotérisme et le point ultime de la philosophie et de la sagesse.
- Le mystique croit en un Dieu inconnu; le penseur, le savant en un ordre inconnu; il est difficile de dire lequel surpasse l’autre en dévotion non rationnelle.
- Savoir est le premier mot du symbole de la religion naturelle : car savoir est la première condition du commerce de l’homme avec les choses, de cette pénétration de l’univers qui est la vie intellectuelle de l’individu : savoir, c’est s’initier à Dieu.
- Dieu existe dans ce que nous ne connaissons pas.
- Les dieux au pluriel, les puissances mythiques de tous genres, sont des objets du monde environnant : ils ont la même réalité que l’animal ou l’homme. Dans la notion de Dieu le singulier est essentiel.
- La preuve de l’existence de Dieu la plus belle, la plus relevée, la plus solide et la première, c’est l’idée que nous avons de l’infini.
- Avoue donc que ce qui répand la lumière de la vérité sur les objets de la connaissance et confère au sujet qui connaît le pouvoir de connaître, c’est l’idée du bien.
- Le savoir est bel et bien le pouvoir, et le savoir a un pouvoir.
- Le savoir, c’est le pouvoir. Mais le savoir représente parfois un pouvoir trop grand. Parfois, même une grande vérité doit être sacrifiée pour le bien de tous.
- Connais-toi comme l’orgueil de sa création, le lien unissant la divinité et la matière; vois une partie de dieu lui-même en toi; souviens-toi de ta propre dignité et n’ose pas descendre dans le mal ou la bassesse.
- Un dieu que la raison dominerait ne serait ni un dieu personnel, ni un dieu transcendant. C’est en affirmant à la fois qu’il existe et qu’il la dépasse que la raison le connaît en tant que Dieu.