Le cancer dont l’homme, ce grand scientifique, cherche en vain à percer les secrets alors que, dieu merci, il a triomphalement percé ceux de la machine à sécher le linge et ceux de l’action du vent sur les cerfs-volants.
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- Si Dieu nous avait vraiment faits à son image, il y aurait moins de chirurgiens esthétiques.
- Est-ce qu’on retient ses glaires, lorsqu’on a envie de cracher ? L’hygiène publique a inventé les crachoirs comme Dieu a inventé les femmes. La pureté n’exige pas la rétention, mais l’exutoire.
- La contradiction entre les deux infinis de Dieu : créer les constellations et donner sa vie pour sauver une âme, n’est qu’apparente. Car une seule âme équivaut à une galaxie dans un système de mesures qui justement définit Dieu.
- Notre pouvoir scientifique a dépassé notre pouvoir spirituel. Nous savons guider des missiles mais nous détournons l’homme de sa voie.
- Le cancer vient de la folie réprimée.
- L’homme, on a dit qu’il était fait de cellules et de sang. Mais en réalité, il est comme un feuillage. Il faut que le vent passe pour que ça chante.
- Qui entreprendrait d’examiner sa vie au microscope ? Qui en aurait le courage ? Personne ne peut supporter d’aller au fond de soi sans s’apitoyer ou être complaisant envers soi...
- L’homme de science le sait bien, lui, que seule la science, a pu, au fil des siècles, lui apporter l’horloge pointeuse et le parcmètre automatique sans lesquels il n’est pas de bonheur terrestre possible.
- Tout l’effort de la science n’avait été qu’une longue poursuite de l’insaisissable prima materia et de la clé de ses manifestations multiples.
- Le comble de l’avare ? - Offrir son corps à la science pour éviter les frais d’enterrement.
- Pitié pour la graine que le vent a jetée sur les pierres calcinées et qui meurt dans les tourments en serrant contre son coeur un message inentendu ! Pitié pour la semence qui vient de tomber sur la terre grasse, et qui n’en a pas fini avec ce monde incohérent !
- Debré est nul. Il voulait donner son corps à la Science, mais la Science a pas voulu.
- Que Dieu épargne aux hommes le soin de servir la science ! Car alors tout est à craindre, chacun s’en mêle, chacun veut montrer qu’il est, lui aussi, intelligent !
- Eh ! Que diable ! Il faut bien bouillir quelquefois ! Dieu nous aurait mis de l’eau dans les veines et non du sang, s’il nous eût voulus toujours et partout imperturbables !