L’homme, on a dit qu’il était fait de cellules et de sang. Mais en réalité, il est comme un feuillage. Il faut que le vent passe pour que ça chante.
Image : L’homme, on a dit qu’il était...

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- Le coeur de l’homme est comme un oiseau enfermé dans la cage du corps.
- Il existe un point précis dans la trajectoire d’un artiste. Le moment où sa propre voix commence à se faire entendre. La densité se propage en elle, comme du sang dans de l’eau.
- L’homme qui s’attache à cueillir les plaisirs comme des fleurs, est saisi par la mort qui l’emportera comme un torrent débordé emporte un village endormi.
- C’est comme un animal, l’âge. C’est un animal qui grandit, qui grandit, qui grandit encore et qui finit par vous dévorer tout vivant.
- La vie d’un homme entre ciel et terre passe comme le saut d’un poulain blanc franchissant un fossé : un éclair et c’est fait.
- Et dans le vent qui chemine, c’est la nuit blanche des pleurs, dont la lumière orpheline, a vu le jour dans le coeur.
- Un reste de soleil sur le seuil de la brume, - Une glu chaude encore à la pente des nues - Et l’automne vous prend dans ses pattes-pelues, - Feuilles couleur de sang, de sang couleur de plumes.
- O soleil poignardé d’où jaillit le sang de l’aurore ! Mon coeur cette nuit s’est pris dans un lourd lacis de lianes et je n’ai point retrouvé la clairière du sommeil...
- Ce n’est pas la force de son esprit mais celle du vent qui a élevé cet homme.
- Ainsi va le monde, messieurs-Dames. Voilà, voilà, comment il tourne. Du sang, de la boue et des larmes. Argent, pouvoir, paquet d’embrouilles.
- Et l’amour, qui avait été à l’origine du monde, en fut aussi le maître. Mais ses chemins sont parsemés de fleurs et de sang. De fleurs et de sang...
- Eh ! Que diable ! Il faut bien bouillir quelquefois ! Dieu nous aurait mis de l’eau dans les veines et non du sang, s’il nous eût voulus toujours et partout imperturbables !
- Les faits sont périssables, crois moi, seule la légende reste. Comme l’âme après le corps, comme le parfum dans le sillage d’une femme.
- Sa tête est devenue un globe de sang où, dans l’oeil gauche, rit la mort songeuse. Des avalanches au visage, des cratères mieux que fous, pis que hasardeux. Mutilation des traits, énucléation...
- C’est ainsi que l’on devient un homme, un conquérant, un Attila en herbe : en reniant son passé, en écrasant autrui; surtout s’il est petit; surtout s’il nous renvoie l’image de ce que l’on fut naguère.