Si Dieu nous avait vraiment faits à son image, il y aurait moins de chirurgiens esthétiques.
Écrivain Image : JB Charpentier, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons Si Dieu nous avait vraiment faits à son image, il y aurait moins de chirurgiens esthétiques.
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Maximes au minimum
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Mieux vaut être abandonné du médecin que de Dieu.
La science n’a pas de dimension morale. C’est comme un couteau. Si vous le donnez à un chirurgien ou à un meurtrier, chacun en fera un usage différent.
Disséquer le corps humain, c’est détruire sa beauté ; et pourtant, par cette dissection, la science arrive à y reconnaître une beauté d’un ordre bien supérieur et que la vue superficielle n’aurait pas soupçonnée.
La science a, comme vertu, non pas de tuer Dieu, mais de décaper son image, de faire en sorte que la partie idolâtre s’amenuise peu à peu.
Ne nous plaignons pas quand, une a une, s’évanouissent nos illusions ; car Dieu l’a ainsi voulu, afin qu’au terme de notre carrière nous puissions, sans regret aussi, rejeter la vie comme un bouquet flétri.
Qui entreprendrait d’examiner sa vie au microscope ? Qui en aurait le courage ? Personne ne peut supporter d’aller au fond de soi sans s’apitoyer ou être complaisant envers soi…
Dieu n’a pas fait d’aliments bleus. Il a voulu réserver l’azur pour le firmament et les yeux de certaines femmes.
On ferait bien peu pour Dieu si le diable était mort.
Si j’avais assisté au conseil du Créateur lorsqu’il forma la nature humaine, je lui aurais conseillé de mettre les rides sous le talon.
La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d’être des hommes.

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