Citations sur la poésie – Page 5
Citations sur la poésie
Érotisme et poésie : le premier est une métaphore de la sexualité, le second une érotisation du langage.
Le poète doit pouvoir tout dire, en toute liberté. Essayez donc un peu, mes amis, vous verrez que vous n’êtes pas libres.
Un poème est une ville, un poème est une nation, un poème est le monde.
Ce que j’aimerais c’est écrire des poèmes qu’un homme pourrait murmurer à la femme qu’il aime.
Source à vérifierLa Grande Librairie, France 5, 25 novembre 2020 La poésie c’est le chant intérieur.
Un texte c’est d’abord une respiration.
La vie n’est supportable que si l’on y introduit non pas de l’utopie mais de la poésie, c’est-à -dire de l’intensité, de la fête, de la joie, de la communion, du bonheur et de l’amour.
Source à vérifierVers l’abîme, éd. L’Herne La poésie est l’art de ne pas comprendre. Elle ne s’adresse pas à la raison, et n’est pas faite de sentiments, mais parle au vent et provoque des sensations.
La poésie est le plus court chemin d’une sensibilité à une autre.
À mesure qu’avance la civilisation, la poésie, presque nécessairement, décline.
Le saké pour le corps Le haïku pour le cœur.
Si vous voulez comprendre ma politique, lisez ma poésie.
La poésie n’est que l’exhibition formelle de la conscience qui souffre et qui aime et qui appréhende le monde.
Dans ces meubles laqués, rideaux et dais moroses, danse, aime, bleu laquais, ris d’oser des mots roses.
La poésie, comme Dieu, comme l’amour, n’est que foi.
Les poètes travaillent dans le noir comme des rapaces nocturnes ou des rossignols au chant si doux, et ils craignent d’offenser Dieu.
La poésie, c’est comme le radium ; pour en obtenir un gramme, il faut des années d’effort.
Dieu, lui aussi, a essayé de faire des ouvrages. Sa prose, c’est l’homme. Sa poésie, c’est la femme.
La poésie est le miroir brouillé de notre société. Et chaque poète souffle sur ce miroir : son haleine différemment l’embue.
Si on colle l’oreille à la porte des livres et aux portes de la nuit, si on fait bien attention, on peut entendre la conversation des poètes.
Enseignez à vos enfants de la poésie ; elle ouvre l’esprit, prête la grâce à la sagesse et rend héréditaires les vertus héroïques.
La poésie, c’est quand le silence prend la parole.
Mais les poètes, dans leur silence, font bien plus de bruitqu’une coupole dorée d’étoiles.
Un poète, c’est quelqu’un qui met de la dorure sur tout, c’est un compagnon du soleil.
Il n’y a plus de solitude là où est la poésie.
Un poète est plus proche de la mort que de la philosophie, plus près de la souffrance que de l’intellect, plus près du sang que de l’encre.
La poésie est la tendresse espiègle des jeux de mots.
La poésie c’est la raison en vacances, une possibilité de survivre dans ce monde voué au matérialisme.
La poésie a, comme la vie, l’excuse de ne rien prouver.
La superstition est la poésie de la vie ; c’est pourquoi il n’est pas mal que le poète soit superstitieux.
Le poète fait comme la nature : il donne la vie à ce qui n’a pas vécu.
Dans un poème ou une nouvelle, on peut décrire des objets parfaitement triviaux dans une langue on ne peut plus banale, mais d’une grande précision, et doter lesdits objets d’une force considérable, et même confondante.
Les poèmes, quand ils sont réussis, personne ne les comprend vraiment. Leurs significations changement selon l’humeur, la lumière… Ils ne sont pas là pour être compris. Ce sont eux qui nous comprennent.
Source à vérifierUne fraction d’éternité (2005) La poésie a toujours été pour moi une leçon d’humanité. Sa beauté réside dans sa générosité, dans son refus de la laideur, de la haine, de la raison arbitraire. Comment un cœur de poète peut-il accepter tant de violence, tant d’injustice ?
Source à vérifierSalam Gaza (2010) Les poètes immatures imitent ; les poètes matures volent ; les mauvais poètes défigurent ce qu’ils prennent, et les bons poètes en font quelque chose de meilleur, ou du moins quelque chose de différent.
Entre ce que je vois et dis, entre ce que je dis et tais, entre ce que je tais et rêve, entre ce que je rêve et oublie, la poésie. Elle glisse entre le oui et le non : elle dit ce que je tais, elle tait ce que je dis, elle rêve ce que j’oublie.
Le poème vit aux dépens du poète. Ce que nous raconte l’œuvre, ce n’est pas le poète, c’est le poème. Non pas le poète qui écrit mais le langage qui ressuscite, qui projette, recrée et qui l’annule en tant qu’être humain. L’œuvre dissout le petit je.
Quand la difficulté de vivre s’intensifie, l’envie vous prend d’aller ailleurs. Une fois que vous avez compris que la peine est partout la même, alors la poésie peut naître, alors la peinture peut naître.
Chaque poète se taille un langage dans le langage comme s’il découpait un étendard dans le parquet de l’univers, un tapis volant, un autre monde, un Mexique, un lexique. Mais c’est l’ensemble du langage ainsi, qu’il pervertit, déroute, exalte et restitue.
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