La poésie, c’est comme le radium ; pour en obtenir un gramme, il faut des années d’effort.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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La poésie en dit long et c’est vite fait ; la prose ne va pas loin et prend du temps.
La poésie est la tendresse espiègle des jeux de mots.
La vie d’un roman est le plus souvent de trois mois, tandis qu’un livre de poèmes, on le prend, on le lit, on le laisse, on le reprend, ça dure longtemps, très longtemps…
Pour être poète, il faut du temps : bien des heures de solitude, seul moyen pour que quelque chose se forme, vice, liberté, pour donner style au chaos.
La poésie est à la vie ce qu’est le feu au bois. Elle en émane et le transforme.
On ne peut être poète sans quelque folie.
Tout ouvrage de génie, épique ou didactique, est trop long, s’il ne peut être lu dans un jour.
La poésie ne permet guère que l’on se partage, et un art si sublime et si pénible se peut rarement allier avec l’embarras des affaires et les occupations tumultuaires de la vie.
Ce n’est donc pas l’auguste aéropage de la poésie et de l’éloquence.
Le poème s’étirant dans les blés, le poème s’allongeant vers les sphères. Le poème bondissant, dans les pâturages de l’âme, le poème frémissant, dans le corps des cités.

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