Citations de Jean-Jacques Rousseau – Page 5

Écrivain · Philosophe · musicien

231 citations, dont 217 vérifiées dans ses œuvres.

Ses thèmes : Bonheur, Sagesse, Tristesse, Conscience.

Œuvres citées : Émile, ou De l’éducation (1782), Julie ou la Nouvelle Héloïse (1761), Les Confessions (1765), Du contrat social (1762), Discours sur les sciences et les arts (1750).

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Naissance
28 juin 1712
Décès
2 juillet 1778
Nationalité
Genevoise

Les citations

  1. Cultiver dans les femmes les qualités de l’homme et négliger celles qui leur sont propres, c’est donc visiblement travailler à leur préjudice : les rusées le voient trop bien pour en être les dupes.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre V
  2. Le paisible habitant des champs n’a besoin pour sentir son bonheur que de le connaître. Tous les vrais plaisirs de l’homme sont à sa portée.
    Source vérifiée Julie ou la Nouvelle Héloïse (1761), Cinquième partie
  3. Pour le bonheur qui dure je doute qu’il y soit connu. À peine est-il dans nos plus vives jouissances un instant où le cœur puisse véritablement nous dire : je voudrais que cet instant durât toujours.
    Source vérifiée Les Rêveries du promeneur solitaire (1776), Texte entier
  4. Si l’âme la plus pure ne suffit pas seule à son propre bonheur, il est plus sûr encore que toutes les délices de la terre ne sauraient faire celui d’un cœur dépravé.
    Source vérifiée Julie ou la Nouvelle Héloïse (1761), Deuxième partie
  5. On jouit moins de ce qu’on obtient que de ce qu’on espère et l’on n’est heureux qu’avant d’être heureux.
    Source vérifiée Julie ou la Nouvelle Héloïse (1761), Sixième partie
  6. Tant qu’il nous est bon de vivre, nous le désirons fortement, et il n’y a que le sentiment des maux extrêmes qui puisse vaincre en nous ce désir.
    Source vérifiée Julie ou la Nouvelle Héloïse (1761), Troisième partie
  7. L’imagination nous met à la place du misérable, plutôt qu’à celle de l’homme heureux ; on sent que l’un de ces états nous touche de plus près que l’autre.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre IV
  8. Nous ne souffrons qu’autant que nous jugeons qu’il souffre ; ce n’est pas dans nous, c’est dans lui que nous souffrons.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre IV
  9. C’est la négligence en ce point qui perd toute la jeunesse ; c’est par le désordre du premier âge que les hommes dégénerent, et qu’on les voit devenir ce qu’ils sont aujourd’hui.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre IV
  10. On ne connaît point l’enfance : sur les fausses idées qu’on en a, plus on va, plus on s’égare.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), Préface
  11. La nature, qui n’a pas peur qu’on la méconnoisse, change souvent d’apparence ; et souvent l’art se décèle en voulant être plus naturel qu’elle.
    Source vérifiée Julie ou la Nouvelle Héloïse (1761), Appendice
  12. On n’a droit de faire mourir, même pour l’exemple, que celui qu’on ne peut conserver sans danger.
    Source vérifiée Du contrat social (1762), Texte entier
  13. Tant de livres nous font négliger le livre du monde ; ou, si nous y lisons encore, chacun s’en tient à son feuillet.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre V
  14. Un homme n’est pas coupable d’aimer la femme d’autrui, s’il tient cette passion malheureuse asservie à la loi du devoir ; il est coupable d’aimer sa propre femme au point d’immoler tout à son amour.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre V
  15. Je le sens trop par mes vices ; l’homme ne vit qu’à moitié durant sa vie, et la vie de l’âme ne commence qu’à la mort du corps.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre IV
  16. L’instant de jouir passe et ne revient plus ; celui de mal faire passe et revient sans cesse : on s’oub_ie un moment, et l’on est perdu.
    Source vérifiée Julie ou la Nouvelle Héloïse (1761), Sixième partie
  17. Je sais qu’on n’aime pas le spectacle de la misère qu’on ne peut soulager, et que le riche même détourne les yeux du pauvre qu’il refuse de secourir.
    Source vérifiée Julie ou la Nouvelle Héloïse (1761), Deuxième partie
  18. Quiconque a commis en sa vie une méchante action n’a rien à espérer d’elle que justice, et pardon s’il l’a offensée.
    Source vérifiée Julie ou la Nouvelle Héloïse (1761), Cinquième partie
  19. Au lieu de cela, mes derniers instants sont encore agréables, et j’ai de la vigueur pour mourir ; si même on peut appeler mourir que laisser vivant ce qu’on aime.
    Source vérifiée Julie ou la Nouvelle Héloïse (1761), Sixième partie
  20. Tous sujets aux misères de la vie, aux chagrins, aux maux, aux besoins, aux douleurs de toute espece ; enfin tous sont condamnés à la mort.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre IV
  21. On s’attendrit par réminiscence ; on a honte de se sentir pleurer, et l’on n’en pleure que davantage.
    Source vérifiée Julie ou la Nouvelle Héloïse (1761), Quatrième partie
  22. C est en cela seul que consiste le mérite de l’homme juste ; et quoique nous appelions Dieu bon, nous ne l’appelons pas vertueux, parce qu’il n’a pas besoin d’efforts pour bien faire.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre V
  23. Dieu n’est plus corporel et sensible ; la suprême Intelligence qui régit le monde n’est plus le monde même : j’élève et fatigue en vain mon esprit à concevoir son essence.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre IV
  24. Tout ce qui doit me rassurer n’est que dans ma raison, l’instinct plus fort me parle tout autrement qu’elle. À quoi bon penser qu’on n’a rien à craindre, puisque alors on n’a rien à faire ?
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre II
  25. Le génie (et c’est sa richesse) conquiert pour l’éternité ce qui n’est que passager pour les autres hommes.
    Source vérifiée Les Confessions (1765), Texte entier
  26. On n’a besoin que de soi pour réprimer ses penchants, on a quelquefois besoin d’autrui pour discerner ceux qu’il est permis de suivre.
    Source vérifiée Julie ou la Nouvelle Héloïse (1761), Cinquième partie
  27. Quiconque a pensé pensera toujours ; et l’entendement une fois exercé à la réflexion, ne peut plus rester en repos.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre IV
  28. Les choses dont notre bonheur dépend se font toujours beaucoup mieux que toutes les autres.
    Source vérifiée Les Confessions (1765), Texte entier
  29. Quand tout le monde est occupé, l’on ne parle que quand on a quelque chose à dire ; mais quand on ne fait rien, il faut absolument parler toujours.
    Source vérifiée Les Confessions (1765), Texte entier
  30. La liberté n’a point d’autres bornes que l’honnêteté. La présence de maîtres si respectés contient tout le monde, et n’empêche pas qu’on ne soit à son aise et gai.
    Source vérifiée Julie ou la Nouvelle Héloïse (1761), Cinquième partie
  31. Plus on généralise cet intérêt, plus il devient équitable, et l’amour du genre humain n’est autre chose en nous que l’amour de la justice.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre IV
  32. Tous les peuples ignorants ont été vertueux : en un mot, il n’y a de ce vices que parmi les savants, ni d’homme vertueux que celui qui ne sait rien.
    Source vérifiée Discours sur les sciences et les arts (1750), Résumé de la querelle
  33. Le droit de le faire esclave ne vient donc pas du droit de le tuer : C’est donc un échange inique de lui faire acheter au prix de sa liberté sa vie sur laquelle on n’a aucun droit.
    Source vérifiée Du contrat social (1762), Texte entier
  34. Que son esprit nous anime, que son cœur joigne tous les nôtres ; vivons toujours sous ses yeux.
    Source vérifiée Julie ou la Nouvelle Héloïse (1761), Sixième partie
  35. « Ce n’est pas des sciences, me dit-on, c’est du sein des richesses que sont nés de tout temps la mollesse et le luxe.
    Source vérifiée Discours sur les sciences et les arts (1750), Réponse de J. J. Rousseau au roi de Pologne
  36. Je n’ai jamais vu que l’argent fît aimer personne. Il ne faut point être avare et dur, ni plaindre la misère qu’on peut soulager.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre II
  37. On peut croire qu’un ami se trompe ; mais non qu’il veuille nous tromper.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre IV
  38. Le plus mâchant des hommes est celui qui s’isole le plus, qui concentre le plus son cœur en lui-même ; le meilleur est celui qui partage également ses affections à tous ses semblables.
    Source vérifiée Lettre à d’Alembert (1758)
  39. Ce premier, cet unique amour qui fit le destin de ma vie, et que rien n’a pu vaincre que lui-même, était né sans que je m’en fusse aperçu.
    Source vérifiée Julie ou la Nouvelle Héloïse (1761), Sixième partie
  40. » Que peut demander de plus celui qui soutient que toutes nos sciences ne sont qu’abus, et tous nos savants que de vrais sophistes ?
    Source vérifiée Discours sur les sciences et les arts (1750), Réponse à M. Bordes

Biographie de Jean-Jacques Rousseau

Jean-Jacques Rousseau est né à Genève le 28 juin 1712. La mort de sa mère survient alors qu’il est encore jeune. Les domaines qui l’intéressaient incluent la politique, la musique et la philosophie. Parmi ses écrits les plus célèbres figurent Du contrat social et Les Confessions. Ces ouvrages abordent les émotions et les réflexions sur l’organisation sociale. Selon lui, les êtres humains sont naturellement bons, mais la société les corrompt. Il défendait également l’idée que le pouvoir devrait appartenir au peuple. Rousseau est mort le 2 juillet 1778 à Ermenonville.

Biographie rédigée avec l’aide d’une intelligence artificielle et relue par la rédaction, à partir de l’article Jean-Jacques Rousseau de Wikipédia (auteurs : contributeurs de Wikipédia), modifiée ; texte disponible sous licence CC BY-SA 4.0.