Je le sens trop par mes vices ; l’homme ne vit qu’à moitié durant sa vie, et la vie de l’âme ne commence qu’à la mort du corps.
Écrivain · 1712-1778 Image : Maurice Quentin de La Tour · Domaine public · Wikimedia Commons Je le sens trop par mes vices ; l’homme ne vit qu’à moitié durant sa vie, et la vie de l’âme ne commence qu’à la mort du corps.
Écrivain · 1712-1778 Image : Maurice Quentin de La Tour · Domaine public · Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Émile, ou De l’éducation (1782), livre IV
… & quand cette union cesse, ils rentrent tous deux dans leur état naturel. La substance active & vivante regagne toute la force qu’elle employoit à mouvoir la substance passive & morte. Hélas!je le sens trop par mes vices; l’homme ne vit qu’à moitié durant sa vie, & la vie de l’ame ne commence qu’à la mort du corps.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
L’homme n’emporte dans la mort que ce qu’il renonça de posséder dans la vie.
C’est la vie, et non point la mort, qui divise l’âme du corps.
Vient un moment où un homme peut choisir la mort plutôt que la vie.
Mieux vaut perdre sa vie que son âme.
Avec de la tendresse autour de soi, on n’est pas incapable de vivre… Il n’y a que les âmes tout à fait seules qui aient besoin de mourir…
Dans la mesure où l’homme est capable de donner la mort, et c’est même ce qu’il fait de mieux ! Pourquoi n’arriverait-il pas à créer la vie ?
Ne sais-tu donc pas que la source de toutes les misères pour l’homme, la source de toutes ses faiblesses et de toutes ses lâchetés, ce n’est pas la mort, mais bien plutôt la crainte de la mort ?
Nous mourons par manque d’amour, par une absence, par le désespoir. Ce qui nous retiens à la terre, c’est l’amour, c’est la vie. La mort a été construite avec le sentiment de refoulement dans l’homme. Nous avons fabriqué la mort.
Commencer l’homme par sa mort, c’est ma tendresse…
Rien n’est plus affligeant que la mort du cœur, la mort de l’homme est secondaire.

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