Pourquoi mourir au moment où mon corps commençait à s’habituer à mon âme et mon âme à mon corps ?
Écrivain, 1862-1949Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
Pourquoi mourir au moment où mon corps commençait à s’habituer à mon âme et mon âme à mon corps ?
Écrivain, 1862-1949Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Cet affranchissement et cette séparation de l’âme d’avec le corps, n’est-ce pas cela qu’on appelle la mort ?
Aussi l’âme est-elle la finalisation première d’un corps naturel doté en puissance de la vie.
Ainsi, vivre, me tue, et mourir me rend la vie.
Je suis morte et j’ai tué, j’ai vu tuer et mourir, j’ai eu un temps immense pour la douleur et la méditation, ai-je pour autant grandi en force morale ? En discernement ?
Je le sens trop par mes vices ; l’homme ne vit qu’à moitié durant sa vie, et la vie de l’âme ne commence qu’à la mort du corps.
En fait, au fond, toujours ceci : comme si j’étais comme mort.
Mon affinité avec la mort a commencé dès mon plus jeune âge ; non pas par excès de morbidité mais par conscience de la finitude et plus exactement de Ma finitude. Mon corps d’enfant contenait à lui seul tous les signes infaillibles d’un défaut d’infini.
L’âme est un mot qui désigne une partie du corps.
Une heure après la mort, notre âme évanouie Sera ce qu’elle était une heure avant la vie.
Si je vivais ma vie par ce que les autres pensaient, le cœur en moi serait mort.

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