Si je vivais ma vie par ce que les autres pensaient, le cœur en moi serait mort.

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Si je vivais ma vie par ce que les autres pensaient, le cœur en moi serait mort.

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Il est également absurde de vivre en perdant de vue le paramètre absolue de la mort que de laisser la pensée de la mort prochaine gâcher mon existence.
J’aurais aimé mon état, je l’aurais honoré peut-être, et après avoir passé une vie obscure et simple, mais égale et douce, je serais mort paisiblement dans le sein des miens.
Je vogue en même mer et craindrais de périr Si ce n’est que je sais que cette même vie N’est rien que le fanal qui me guide au mourir.
Je me garderai, si je puis, que ma mort dise chose que ma vie n’ait premièrement dite.
Ma vie est comme une plume sur le dos de ma main, attendant le vent de la mort.
Qui ne voit pas la mort en rose est affecté d’un daltonisme du cœur.
Si ce qui bat en nous était vraiment notre cœur, il ne mourrait pas pour nous abattre du même coup.
Des jours durant, j’ai tenté d’ignorer la voix de mon cœur, mais elle s’est faite de plus en plus puissante. Dans le recoin le plus caché de mon âme, j’existais encore, et je croyais aux rêves.
Cette indifférence, cette absence de peur jetèrent un pont fragile qui m’éloigna de la mort. La conscience qu’ici on n’allait pas me battre, car ici on ne battait pas, cette prise de conscience engendra de nouvelles forces et de nouveaux sentiments.
La Bourse je m’en fous, j’ai choisi la vie.

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