Portrait de Georges Bernanos

Citations de Georges Bernanos

Écrivain

34 citations, dont 28 vérifiées dans ses œuvres.

Ses thèmes : Dieu, Conscience, Douleur, Démocratie.

Œuvres citées : Journal d’un curé de campagne (1936), Les Grands Cimetières sous la lune (1938), Sous le soleil de Satan (1926), Dialogues des carmélites, Essais et écrits de combat.

Lire sa biographie
Naissance
20 février 1888
Décès
5 juillet 1948
Nationalité
Française

28 citations retrouvées dans le texte d’origine (notre méthode)

Les citations

  1. Une collectivité n’a pas de conscience. Lorsqu’elle paraît en avoir une, c’est qu’il y subsiste le nombre indispensable de consciences réfractaires.
    Source vérifiée La France contre les robots (1947), chapitre 6
  2. Et pourtant sa pensée, déjà rebelle, opposait une résistance sournoise, biaisait vers les images délirantes.
    Source vérifiée L’Imposture (1927), chapitre 1
  3. Il n’est pas d’incident si négligeable où ne s’inscrit la volonté de Dieu comme toute l’immensité du Ciel dans une goutte d’eau.
    Source vérifiée Dialogues des Carmélites (1948)
  4. Il en sera bientôt du mythe totalitaire ce qu’il en est présentement du mythe démocratique, car le cynisme ne soulage qu’un moment les consciences écœurées par l’hypocrisie.
    Source vérifiée Nous autres Français
  5. L’orage vous a donné sur les nerfs, ma pauvre femme. Allez vous coucher.
    Source vérifiée La Joie (1928)
  6. La Démocratie est la forme politique du Capitalisme, dans le même sens que l’âme est la Forme du corps selon Aristote, ou son Idée, selon Spinosa.
    Source vérifiée Lettre aux Anglais (1942)
  7. Les doctrinaires ont cela de bon qu’ils réveillent, par contraste, certaines facultés que l’usage et l’expérience de la vie affaiblissent en nous.
    Source vérifiée L’Imposture (1927), chapitre 1
  8. L’argent file entre mes doigts comme du sable, c’est effrayant.
    Source vérifiée Journal d’un curé de campagne (1936), chapitre 1
  9. Le sceptre du pauvre est la patience.
    Source vérifiée Les Grands Cimetières sous la lune (1938), partie II, chapitre 2
  10. Une civilisation ne s’écroule pas comme un édifice, on dirait beaucoup plus exactement qu’elle se vide peu à peu de sa substance jusqu’à ce qu’il n’en reste plus que l’écorce.
    Source vérifiée La France contre les robots (1947), chapitre 3
  11. C’est la fièvre de la jeunesse qui maintient le reste du monde à la température normale.
    Source vérifiée Les Grands Cimetières sous la lune (1938), partie II, chapitre 2
  12. L’impuissance aime refléter son néant dans la souffrance d’autrui.
    Source vérifiée Sous le soleil de Satan (1926), Histoire de Mouchette, chapitre 2
  13. La trahison qui coûte aux uns rapporte aux autres.
    Source vérifiée Les Enfants humiliés, éd. Gallimard
  14. Le spectacle de l’injustice m’accable, mais c’est probablement parce qu’il éveille en moi la conscience de la part d’injustice dont je suis capable.
    Source vérifiée Les Grands Cimetières sous la lune (1938), partie I, chapitre 3
  15. Si notre Dieu était celui des païens ou des philosophes (pour moi, c’est la même chose) il pourrait bien se réfugier au plus haut des cieux, notre misère l’en précipiterait.
    Source vérifiée Journal d’un curé de campagne (1936), chapitre 2
  16. Dieu nous préserve des saints !
    Source vérifiée Journal d’un curé de campagne (1936), chapitre 2
  17. Qui cherche la vérité de l’homme doit s’emparer de sa douleur.
    Source vérifiée La Joie (FR) (1929)
  18. Le péché entre en nous rarement par force, mais par ruse.
    Source vérifiée Sous le soleil de Satan (1926), Le saint de Lumbres, chapitre 6
  19. Qu’une guerre soit réellement juste, nul, je pense, ne saurait l’affirmer avant la paix. Ce sont les paix justes qui font les guerres justes.
    Source vérifiée Les Enfants humiliés
  20. Les petites choses n’ont l’air de rien, mais elles donnent la paix.
    Source vérifiée Journal d’un curé de campagne (1936), chapitre 2
  21. On n’a pas peur, on s’imagine avoir peur. La peur est une fantasmagorie du démon.
    Source vérifiée Dialogues des carmélites
  22. Le goût du suicide est un don, un sixième sens, je ne sais quoi, on naît avec.
    Source vérifiée Journal d’un curé de campagne (1936), chapitre 3
  23. La vie, même avec la gloire qui est la plus belle chose humaine, est une chose vide et sans saveur quand on n’y mêle pas toujours absolument Dieu.
    Source vérifiée Bernanos par lui-même
  24. Je pensais à ces bestiaux que j’entendais tousser dans le brouillard et que le petit vacher, revenant de l’école, son cartable sous le bras, mènerait tout à l’heure à travers les pâtures trempées, vers l’étable chaude, odorante.
    Source vérifiée Journal d’un curé de campagne (1936), chapitre 1
  25. Ah ! le toit de chaume aspire au repos ! Elle aspire au repos, la minime flamme dansante sur l’étang morne ! Il aspire au repos, l’esprit vigilant qui se débat dans la chair des hommes depuis le commencement du monde.
    Source vérifiée Dialogues d’ombres (1955)
  26. Il n’y a pas de démocratie populaire, une véritable démocratie du peuple est inconcevable. L’homme du peuple, n’étant pas apte à tout, ne saurait parler que de ce qu’il connaît, il comprend parfaitement que l’élection favorise les bavards. Le pouvoir est à qui le prend, à qui se sent la force de le prendre.
    Source vérifiée Les Grands Cimetières sous la lune (1938), partie I, chapitre 1
  27. Comprendre, c’est déjà aimer.
    Source vérifiée Les Grands Cimetières sous la lune (1938), partie I, chapitre 3
  28. Le nombre est petit de ceux d’entre nous qui savent vieillir, et pourtant le passage est autrement difficile de l’enfance à l’âge mûr. Nul homme ne peut se flatter de l’avoir franchi impunément, sinon peut-être les saints et les génies. Oh ! Sans doute, il y a ce « mûrissement » des dons naturels de l’enfance, cet approfondissement des expériences de l’enfance, mais pour mûrir les dons de l’enfance, ou en approfondir les expériences, il faudrait d’abord apprécier la valeur des unes et des autres, il faudrait juger l’âge mûr par rapport à l’enfance, et non pas l’enfance par rapport à l’âge mûr.
    Source vérifiée L’Intransigeant, 25/12/1947

Biographie de Georges Bernanos

Georges Bernanos est né le 20 février 1888 à Paris et s’est éteint le 5 juillet 1948 à Neuilly-sur-Seine. Écrivain français empreint de foi catholique, il a connu la guerre et ses blessures, puis a dépeint les luttes intérieures du bien et du mal. Parmi ses romans incontournables, on trouve Sous le soleil de Satan (1926) et Journal d’un curé de campagne (1936). Sa plume explore la spiritualité avec passion et une grande sensibilité, souvent dans des décors du Nord de la France où il a grandi.

Biographie rédigée avec l’aide d’une intelligence artificielle et relue par la rédaction, à partir de l’article Georges Bernanos de Wikipédia (auteurs : contributeurs de Wikipédia), modifiée ; texte disponible sous licence CC BY-SA 4.0.