Les citations
Aimer et mourir sont deux lueurs qui ne font qu’un seul feu, et sans doute est-ce pour cela que nous aimons si peu, si mal : il nous faudrait consentir à notre propre défaite.
Christian BobinSource à vérifierLe huitième jour de la semaine (1988) Ce qui est impossible à comprendre est tellement simple à vivre.
Christian BobinSource à vérifierLe Très-Bas Les mères par leurs soins élémentaires fleurissent les abîmes. Si il y a encore des lions, des étoiles et des saints c’est parce qu’une femme épuisée pose un plat sur la table à midi.
Christian BobinSource à vérifierLa Grande Vie (2014) Qu’est-ce qui distingue les anges de nous ? Leur très grand naturel.
Christian Bobin
Comment s’appelle le chien qui mord son maître ? La gloire.
Qui rit après sa mort ? La pluie dans le feuillage.Source à vérifierL’autre visage Il nous manque d’aller dans notre vie comme si nous n’y étions plus, avec cette souplesse du chat entre les hautes herbes, ou avec ce fin sourire de l’amoureuse devant son cœur cambriolé.
Christian BobinSource à vérifierL’enchantement simple (1989) J’ai entrevu assez du paradis pour comprendre qu’il peut être partout.
Christian BobinSource à vérifierLa Grande Vie (2014) La parole doit venir à certains moments, mais ce qui instruit et ce qui donne c’est la présence. C’est elle qui est silencieusement agissante.
Christian BobinL’âme un linge frais de soleil, amoureusement plié.
Christian BobinSource à vérifierL’homme-joie (2012) Toute histoire à une fin, mais dans la vie, chaque fin annonce un nouveau départ.
Christian BobinLa vie écrit au crayon. La mort passe la gomme. Le poème se souvient. Personne n’a meilleure mémoire qu’un poème.
Christian BobinSource à vérifierUn bruit de balançoire, éd. de L’Iconoclaste La liberté demande un creusement, c’est une matière amoureuse et sauvage. Elle jaillit certes comme une source mais après un long temps de cheminement souterrain.
Christian BobinSource à vérifierFil Twitter de Christian Bobin Je veux passer ma vie à lire des poèmes en attendant que le grand Poète me cueille.
Christian BobinSource à vérifierUn bruit de balançoire, éd. de L’Iconoclaste Les grands poèmes se reconnaissent au sourire donné quand on les lit.
Christian BobinSource à vérifierUn bruit de balançoire, éd. de L’Iconoclaste Un tête-à-tête permanent avec Dieu, dans cette vie, serait accablant. Il faut à l’amour un peu d’absence.
Christian BobinLa certitude d’avoir été, un jour, une fois, aimé – c’est l’envol définitif du cœur dans la lumière.
Christian BobinL’amour est manque bien plus que plénitude, l’amour est plénitude du manque.
Christian BobinLe sommeil est un mystère et, en tant que tel, il touche la mort d’un côté, et l’amour de l’autre.
Christian BobinPeut-être n’est-ce que cela le monde : ce mauvais silence imposé à nos vies.
Christian BobinL’œuvre est achevée quand l’artiste est, devant elle, rendu à sa solitude complète.
Christian BobinL’amitié cache un secret : c’est qu’elle est faite de chaleur humaine, une chaleur qui redonne le souffle.
Christian BobinL’amitié fait qu’on a pas de cesse d’enrichir l’ami de soi-même.
Christian BobinLe bonheur est fait de petites choses : un rayon de soleil, un coin d’ombre, un quignon de pain, un verre d’eau pure.
Christian BobinL’amour est un mot trop grand pour nos petits gestes.
Christian BobinSource à vérifierLa Plus que vive Une vie sans éclat et attentive au simple est semblable à ces coings à la peau duvetée et à l’apparence rugueuse qui, mûrissant dans l’ombre, embaument l’air du cellier – comme fait le corps d’un saint après sa mort.
Christian BobinSource à vérifierPrisonnier au berceau (2005) On ne peut pas penser quand on est amoureux. On est trop occupé à brûler sa maison. On ne garde aucune pensée pour soi. On les envoie toutes vers l’aimée, comme des colombes, comme des étoiles, comme des rivières.
Christian BobinSource à vérifierÉloge du rien (1990) J’ai une joie profonde à traverser les épaisseurs de grisaille, la dureté que le monde met sur certains visages à la fin d’une vie. J’éprouve une joie profonde à enlever tous ces voiles et à voir, soudain, deux yeux qui brûlent dans l’ombre.
Christian BobinSource à vérifierFil Twitter de Christian Bobin Le jour de notre mort traverse chaque jour de notre vie comme une eau plus sombre dans l’eau limpide, mais nous sommes trop agités pour le voir et saluer comme il convient notre prochaine disparition dans toutes présences du monde.
Christian BobinLa vie réussit à nous trouver quand plus personne ne sait où nous sommes, pas même nous. Si loin que nous soyons, elle se fraye un passage. Si grande soit notre volonté de l’éviter, de la fuir dans un travail, dans un devoir, dans un sérieux – elle arrive, têtue, se moquant gentiment de nous, de la naïveté de nos projets, de la sagesse de nos calendriers.
Christian BobinSource à vérifierLa Merveille et l’Obscur, ed. Paroles d’Aube
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Biographie de Christian Bobin
Christian Bobin est né en 1951 au Creusot, dans une famille ouvrière. Dès son jeune âge, il trouve du réconfort dans les livres et s’intéresse à la philosophie. Il publie son premier roman en 1977. Peu à peu, il se fait connaître grâce à son style simple et poétique, notamment avec Une petite robe de fête en 1991. Son roman Le Très-Bas, qui parle de François d’Assise, reçoit un prix littéraire en 1993. Bobin écrit sur la beauté des choses simples et sur la foi. Il aime écrire des textes courts et préfère rester loin du monde littéraire. Christian Bobin est décédé en 2022, alors qu’il venait de commencer un nouveau roman.
Biographie rédigée avec l’aide d’une intelligence artificielle et relue par la rédaction, à partir de l’article Christian Bobin de Wikipédia (auteurs : contributeurs de Wikipédia), modifiée ; texte disponible sous licence CC BY-SA 4.0.
