Citations de Christian Bobin – Page 4

Écrivain, Philosophe, poète, romancier

148 citations, dont 97 vérifiées dans ses œuvres.

Ses thèmes : Vie, Amour, Tristesse, Bonheur.

Œuvres citées : Une petite robe de fête (1991), La Plus que vive (1996), L'inespérée (1994), Le Très-bas (1992), La folle allure.

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Naissance
24 avril 1951
Décès
23 novembre 2022
Nationalité
Française

Les citations

  1. Aimer et mourir sont deux lueurs qui ne font qu’un seul feu, et sans doute est-ce pour cela que nous aimons si peu, si mal : il nous faudrait consentir à notre propre défaite.
    Source à vérifierLe huitième jour de la semaine (1988)
  2. Ce qui est impossible à comprendre est tellement simple à vivre.
    Source à vérifierLe Très-Bas
  3. Les mères par leurs soins élémentaires fleurissent les abîmes. Si il y a encore des lions, des étoiles et des saints c’est parce qu’une femme épuisée pose un plat sur la table à midi.
    Source à vérifierLa Grande Vie (2014)
  4. Qu’est-ce qui distingue les anges de nous ? Leur très grand naturel.
    Comment s’appelle le chien qui mord son maître ? La gloire.
    Qui rit après sa mort ? La pluie dans le feuillage.
    Source à vérifierL’autre visage
  5. Il nous manque d’aller dans notre vie comme si nous n’y étions plus, avec cette souplesse du chat entre les hautes herbes, ou avec ce fin sourire de l’amoureuse devant son cœur cambriolé.
    Source à vérifierL’enchantement simple (1989)
  6. J’ai entrevu assez du paradis pour comprendre qu’il peut être partout.
    Source à vérifierLa Grande Vie (2014)
  7. La parole doit venir à certains moments, mais ce qui instruit et ce qui donne c’est la présence. C’est elle qui est silencieusement agissante.
  8. L’âme un linge frais de soleil, amoureusement plié.
    Source à vérifierL’homme-joie (2012)
  9. Toute histoire à une fin, mais dans la vie, chaque fin annonce un nouveau départ.
  10. La vie écrit au crayon. La mort passe la gomme. Le poème se souvient. Personne n’a meilleure mémoire qu’un poème.
    Source à vérifierUn bruit de balançoire, éd. de L’Iconoclaste
  11. La liberté demande un creusement, c’est une matière amoureuse et sauvage. Elle jaillit certes comme une source mais après un long temps de cheminement souterrain.
    Source à vérifierFil Twitter de Christian Bobin
  12. Je veux passer ma vie à lire des poèmes en attendant que le grand Poète me cueille.
    Source à vérifierUn bruit de balançoire, éd. de L’Iconoclaste
  13. Les grands poèmes se reconnaissent au sourire donné quand on les lit.
    Source à vérifierUn bruit de balançoire, éd. de L’Iconoclaste
  14. Un tête-à-tête permanent avec Dieu, dans cette vie, serait accablant. Il faut à l’amour un peu d’absence.
  15. La certitude d’avoir été, un jour, une fois, aimé – c’est l’envol définitif du cœur dans la lumière.
  16. L’amour est manque bien plus que plénitude, l’amour est plénitude du manque.
  17. Le sommeil est un mystère et, en tant que tel, il touche la mort d’un côté, et l’amour de l’autre.
  18. Peut-être n’est-ce que cela le monde : ce mauvais silence imposé à nos vies.
  19. L’œuvre est achevée quand l’artiste est, devant elle, rendu à sa solitude complète.
  20. L’amitié cache un secret : c’est qu’elle est faite de chaleur humaine, une chaleur qui redonne le souffle.
  21. L’amitié fait qu’on a pas de cesse d’enrichir l’ami de soi-même.
  22. Le bonheur est fait de petites choses : un rayon de soleil, un coin d’ombre, un quignon de pain, un verre d’eau pure.
  23. L’amour est un mot trop grand pour nos petits gestes.
    Source à vérifierLa Plus que vive
  24. Une vie sans éclat et attentive au simple est semblable à ces coings à la peau duvetée et à l’apparence rugueuse qui, mûrissant dans l’ombre, embaument l’air du cellier – comme fait le corps d’un saint après sa mort.
    Source à vérifierPrisonnier au berceau (2005)
  25. On ne peut pas penser quand on est amoureux. On est trop occupé à brûler sa maison. On ne garde aucune pensée pour soi. On les envoie toutes vers l’aimée, comme des colombes, comme des étoiles, comme des rivières.
    Source à vérifierÉloge du rien (1990)
  26. J’ai une joie profonde à traverser les épaisseurs de grisaille, la dureté que le monde met sur certains visages à la fin d’une vie. J’éprouve une joie profonde à enlever tous ces voiles et à voir, soudain, deux yeux qui brûlent dans l’ombre.
    Source à vérifierFil Twitter de Christian Bobin
  27. Le jour de notre mort traverse chaque jour de notre vie comme une eau plus sombre dans l’eau limpide, mais nous sommes trop agités pour le voir et saluer comme il convient notre prochaine disparition dans toutes présences du monde.
  28. La vie réussit à nous trouver quand plus personne ne sait où nous sommes, pas même nous. Si loin que nous soyons, elle se fraye un passage. Si grande soit notre volonté de l’éviter, de la fuir dans un travail, dans un devoir, dans un sérieux – elle arrive, têtue, se moquant gentiment de nous, de la naïveté de nos projets, de la sagesse de nos calendriers.
    Source à vérifierLa Merveille et l’Obscur, ed. Paroles d’Aube

Biographie de Christian Bobin

Christian Bobin est né en 1951 au Creusot, dans une famille ouvrière. Dès son jeune âge, il trouve du réconfort dans les livres et s’intéresse à la philosophie. Il publie son premier roman en 1977. Peu à peu, il se fait connaître grâce à son style simple et poétique, notamment avec Une petite robe de fête en 1991. Son roman Le Très-Bas, qui parle de François d’Assise, reçoit un prix littéraire en 1993. Bobin écrit sur la beauté des choses simples et sur la foi. Il aime écrire des textes courts et préfère rester loin du monde littéraire. Christian Bobin est décédé en 2022, alors qu’il venait de commencer un nouveau roman.

Biographie rédigée avec l’aide d’une intelligence artificielle et relue par la rédaction, à partir de l’article Christian Bobin de Wikipédia (auteurs : contributeurs de Wikipédia), modifiée ; texte disponible sous licence CC BY-SA 4.0.