Ecrire des lettres d’amour est, certes, un travail peu sérieux et sans grande importance économique. Mais si plus personne ne l’exerçait, si personne ne rappelait à cette vie combien elle est pure, elle finirait par se laisser mourir.
Image : Ecrire des lettres d’amour est, certes,...

Citations similaires à "Ecrire des lettres d’amour est, certes,..." :
- La mort ne change pas une vie en destin. Mourir ne referme pas le livre à sa dernière page, texte enfin déchiffrable.
- Un écrivain est grand non par lui-même mais par la grandeur de ce qu’il nomme, et je ne sais pas d’autre grandeur que celle de la vie faible, humiliée par le monde.
- Composer une poésie digne d’être lue et retenue est un don du destin : cela arrive à quelques rares personnes, en dehors de toute règle et de toute volonté, et à ces quelques personnes même, cela n’arrive que rarement dans la vie.
- Les livres n’ont pas d’importance : il n’y a que la vie qui importe, et seuls méritent d’être lus les livres qui se mettent à son service - seuls méritent d’être lus, en conséquence, les auteurs qui savent que les livres n’ont pas d’importance !
- Pourquoi n’écrivez-vous pas l’histoire de votre vie ? - C’est bien assez de la vivre.
- C’est quoi, cette putain d’idée sur l’écriture ? Qu’elle sauve celui qui écrit ? Elle sauve celui qui a préféré écrire que vivre. Les chagrins ne s’effaceront pas au nombre de pages écrites. Il faut avoir placé l’écriture plus haut que sa vie.
- La tragédie de l’amour tient à ce qu’il n’échappe pas à la dimension temporelle. Quand on partage la vie d’un être aimé, il y a une cruauté toute spéciale à constater combien nos anciennes amours nous sont devenues indifférentes.
- L’amour se présente trop souvent comme un prématuré que nous voulons lancer dans la vie sans lui avoir permis de grandir encore un peu en nous, sans lui avoir donné les moyens de vivre dans la liberté d’être.
- On lit comme on aime, on entre en lecture comme on tombe amoureux : par espérance, par impatience. Sous l’effet d’un désir, sous l’erreur invincible d’un tel désir : trouver le sommeil dans un seul corps, toucher au silence dans une seule phrase.
- Il y a besoin de si peu pour écrire. Il n’y a besoin que d’une vie pauvre. Si pauvre que personne n’en veut et qu’elle trouve asile en dieu, ou dans les choses. Une abondance de rien.
- Sans la mort, y aurait-il la vie ? Et sans la haine y aurait-il l’amour qui engendre la vie dans le ventre des humains ?
- Cela m’est égal que d’autres aient écrit avant moi ce que je suis en train d’écrire, car c’est à la vie et non dans les livres que je prends mon bien.
- L’amour est un acte trop lucide, son passage dans la vie ne déchire-t-il pas des années d’habitude, parfois, ne chasse-t-il pas tout un passé ?