La mort ne change pas une vie en destin. Mourir ne referme pas le livre à sa dernière page, texte enfin déchiffrable.
Écrivain, 1951-2022 Image : Vermeer&Velazquez, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons La mort ne change pas une vie en destin. Mourir ne referme pas le livre à sa dernière page, texte enfin déchiffrable.
Écrivain, 1951-2022 Image : Vermeer&Velazquez, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Partager sur
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La Plus que vive (1996)
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La mort ne révèle point les secrets de la vie.
La mort n’éteint pas la musique, n’éteint pas les roses, n’éteint pas les livres, n’éteint rien.
La mort, pas besoin d’être savant pour le comprendre : c’était tout simplement la fin de la vie.
Un poète mort n’écrit plus. D’où l’importance de rester vivant.
On n’invite pas la mort, elle s’impose.
La mort ne doit en aucune façon redresser l’image que nous avons d’un homme.
La mort, dit le poète, tient notre vie par les deux bouts : La vieillesse n’est pas plus proche du trépas que l’enfance.
La mort n’a rien de tragique. Dans cent ans, chacun de nous n’y pensera plus.
Un véritable homme de lettres, à la pensée de sa mort, est triste moins de mourir que de ne pouvoir concevoir sur la mort ne fût-ce qu’une seule pensée originale.
Il ne faut jamais déclarer heureux aucun mortel avant sa mort, avant d’avoir vu comment il franchira son dernier jour pour descendre aux Enfers.

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