Où s’arrête la personne, ses contours, ses limites, où commence ce qui en elle est bien plus qu’elle, la douleur dans sa voix, l’innocence dans ses yeux ?
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- La parole doit venir à certains moments, mais ce qui instruit et ce qui donne c’est la présence. C’est elle qui est silencieusement agissante.
- La bête qui ronge leur conscience leur en laisse assez pour qu’ils connaissent, par instants, l’horreur d’être là.
- C’est une chose fragile que la lumière du jour. On y grandit. On y marche. On y attend quelque chose, on se sait trop quoi. Oui, mais voilà : où trouver la force d’attendre, quand le visage aimé est recouvert de terre ?
- Mais voyez-vous, annie, là où il y a de la douleur, il y a encore de la sensibilité. Et là où il y a de la sensibilité, il y a de l’espoir.
- La douleur et la répétition monotone d’une action engourdissent l’esprit, tout en le laissant libre de suivre ses pensées.
- La vérité est rarement enterrée, elle est juste embusquée derrière des voiles de pudeur, de douleur ou d’indifférence; encore faut-il que l’on désire passionnément écarter ces voiles.
- Une victime, c’est un peu le contraire d’un rebelle. On n’aime pas entendre parler des victimes. Elles sont le miroir d’une mauvaise conscience, leur douleur est gênante, et leur cri insupportable.
- La seule intelligence qui vaille la peine, c’est celle qui nous permet de nous mettre à la place de l’autre - de ressentir ce qu’il ressent sous la douleur et l’humiliation.
- Une grande âme est au-dessus de l’injure, de l’injustice, de la douleur, de la moquerie; et elle serait invulnérable si elle ne souffrait par la compassion.
- Un fait objectif, une image, est différent selon l’état intérieur avec lequel on l’aborde. Et la douleur est un aussi puissant modificateur de la réalité qu’est l’ivresse.
- Le rôle de la douleur, des déceptions et des idées noires n’est pas de nous aigrir, de nous faire perdre notre valeur et notre dignité, mais de nous mûrir et de nous purifier.
- Ce monde entier n’est qu’une ombre fugitive donnée à l’homme pour lui faire illusion; les sourires de la joie; les larmes de la douleur sont des faux-semblants, qui trompeurs brillent, et trompeurs s’écoulent. Il n’est rien de vrai que le ciel !
- On peut tout dominer : la douleur, la maladie, il n’y a que la mort qui vous échappe... Et encore !
- Poussée à de certaines limites, la vie se passe derrière la porte du silence. L’aventure trop forte nous saisit, nous submerge, nous transforme, s’accomplit si intimement, si totalement en nous, qu’elle se met à exister à notre place, nous dispensant de toute parole, de toute plainte.
- Absent. Particulièrement exposé au dénigrement; calomnié; définitivement dans son tort; oublié de la considération et de l’affection de chacun.