- La vertu dans le monde est toujours poursuivie, - Les envieux mourront, mais non jamais l’envie.
- Le traître, quel qu’il soit, n’aura pas l’avantage De dérober sa vie à l’effort de ma rage.
- Veux-tu toute ta vie offenser la grammaire ? Qui parle d’offenser grand’père ni grand’mère ?
- Je me lasse de vous avoir sur les bras, et la garde de deux filles est une charge un peu trop pesante pour un homme de mon âge.
- Enfin je vous ai dit à quoi je vous engage : jouez bien votre rôle; et pour mon personnage, si vous apercevez que j’y manque d’un mot, dites absolument que je ne suis qu’un sot.
- Partout la jalousie est un monstre odieux : - Rien n’en peut adoucir les traits injurieux; - Et plus l’amour est cher qui lui donne naissance, - Plus on doit ressentir les coups de cette offense.
- Non, non : la constance n’est bonne que pour des ridicules; toutes les belles ont droit de nous charmer, et l’avantage d’être rencontrée la première ne doit point dérober aux autres les justes prétentions qu’elles ont toutes sur nos coeurs.
- Il me prend des tentations d’accommoder tout son visage à la compote, et le mettre en état de ne plaire de sa vie aux diseurs de fleurettes.
- Mon père, voilà ma cousine qui vous dira, aussi bien que moi, que le mariage ne doit jamais arriver qu’après les autres aventures.
- On n’entend que ces mots : chienne, louve, bagace. D’abord leurs scoffions ont volé par la place, et laissant voir à nu deux têtes sans cheveux, ont rendu le combat risiblement affreux.
- Je consens qu’une femme ait des clartés de tout, - Mais je ne lui veux point la passion choquante - De se rendre savante afin d’être savante; - Et j’aime que souvent, aux questions qu’on fait, - Elle sache ignorer les choses qu’elle sait.
- Je voudrais bien savoir si la grande règle de toutes les règles n’est pas de plaire et si une pièce de théâtre qui a attrapé son but n’a pas suivi un bon chemin.
- On ne dit pas cela aussi comme une chose spirituelle; et la pluplart de ceux qui affectent ce langage savent bien eux-mêmes qu’il est ridicule.
- Vous vous moquez : la tranquillité en amour est un calme désagréable; un bonheur tout uni nous devient ennuyeux; il faut du haut et du bas dans la vie; et les difficultés qui se mêlent aux choses réveillent les ardeurs, augmentent les plaisirs.
- J’avoue que tu es un grand homme, et voilà l’affaire en bon train; mais l’argent, d’autre part, nous presse pour notre subsistance, et nous avons de tous côtés des gens qui aboient après nous.
- De la louange, de l’estime, de la bienveillance en paroles, et de l’amitié tant qu’il vous plaira; mais de l’argent, point d’affaires.
- Allez-vous-en faire la paix ensemble, et tâchez de l’apaiser par des excuses de votre emportement.
- Et l’absence de ce qu’on aime, - Quelque peu qu’elle dure, a toujours trop duré.
- Il faut que la frugalité règne dans les repas qu’on donne; et que, suivant le dire d’un ancien, il faut manger pour vivre, et non pas vivre pour manger.
- Souffrez qu’Amour cette nuit vous réveille; Par mes soupirs laissez-vous enflammer : Vous dormez trop, adorable merveille; Car c’est dormir que de ne point aimer.
- Approchez, monsieur de Bonnefoy, approchez. Prenez un siége, s’il vous plaît. Ma femme m’a dit, monsieur, que vous étiez fort honnête homme, et tout à fait de ses amis; et je l’ai chargée de vous parler pour un testament que je veux faire.
- Je suis après à m’équiper, et le besoin que j’ai de quelque argent me fait consentir, malgré moi, à ce qu’on me propose.
- Il ne faut point douter qu’il fera ce qu’il peut, - Et, s’il a de l’argent, qu’il pourra ce qu’il veut.
- Doncque, si de parler le pouvoir m’est oté, - Pour moi, j’aime autant perdre aussi l’humanité, - Et changer mon essence en celle d’une bête.
- Je hais de tout mon coeur les esprits colériques, - Et porte grand amour aux hommes pacifiques; - Je ne suis pas battant, de peur d’être battu, - Et l’humeur débonnaire est ma grande vertu.
- Un amant fait sa cour où s’attache son coeur, il veut de tout le monde y gagner la faveur; Et, pour n’avoir personne à sa flamme contraire, jusqu’au chien du logis il s’efforce de plaire.
- Quelque vol de mon coeur, quelque assassinat de ma franchise.
- Je refuse d’un coeur la vaste complaisance Qui ne fait du mérite aucune différence : Je veux qu’on me distingue; et pour le trancher net, l’ami du genre humain n’est pas du tout mon fait.
- Avez-vous sur mon coeur quelque empire à prétendre ? Et pour régler mes voeux, ai-je votre ordre à prendre ?
- Non, non, tous les plaisirs se goûtent à le suivre, et vivre sans aimer n’est pas proprement vivre.
- Tout le plaisir de l’amour est dans le changement.
- L’amour ne sait-il pas l’art d’aiguiser les esprits ?
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