Non, non : la constance n’est bonne que pour des ridicules; toutes les belles ont droit de nous charmer, et l’avantage d’être rencontrée la première ne doit point dérober aux autres les justes prétentions qu’elles ont toutes sur nos coeurs.
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- Les doutes sont plus cruels que la pire des vérités. Ce n’est pas seulement pour ce que nous faisons que nous sommes tenus responsables, mais aussi pour ce que nous ne faisons pas. Un amant dont la passion est extrême aime même les défauts de l’aimé.
- Je refuse d’un coeur la vaste complaisance Qui ne fait du mérite aucune différence : Je veux qu’on me distingue; et pour le trancher net, l’ami du genre humain n’est pas du tout mon fait.
- Être léger, visiblement, c’est démasquer les vaniteux. C’est inquiéter les imposteurs. C’est confondre les méchants. C’est opposer la grâce à la mauvaise humeur. C’est donner en outre un témoignage exquis de pudeur morale...
- Il n’y a rien, madame, qui marque davantage qu’on a de l’esprit, que de croire n’en pas avoir, et il est de la nature de ce bien-là, que plus on en a, plus on croit en manquer.
- Pourquoi croit-on que derrière un beau visage se cache obligatoirement une belle âme ?
- Ta grandeur morale, image de l’infini, est immense comme la réflexion du philosophe, comme l’amour de la femme, comme la beauté divine de l’oiseau, comme les méditations du poète.
- Il faut, il faut absolument que la femme soit gracieuse. Elle n’est pas tenue d’être belle. Mais la grâce lui est propre.
- Je suis même certain qu’une femme n’est mûre pour l’amour vrai qu’après avoir passé par toutes les promiscuités et tous les dégoûts du mariage qui n’est, suivant un homme illustre, qu’un échange de mauvaise humeur pendant le jour, et de mauvaises odeurs pendant la nuit.
- La beauté des femmes, elle n’était pas parfaite et triomphale, ce n’était pas celle des anges et des fleurs. Oh ! Non, leur beauté n’était pas < Celle impassible des fées Non plus celle opulente des déesses, mais c’étaient des beautés de femmes...
- Comme la beauté, la bonté des femmes n’est souvent qu’un maquillage.
- Il faut que la beauté soit sensible, qu’elle nous procure une jouissance immédiate, qu’elle s’impose ou s’insinue en nous sans que nous ayons aucun efforts à faire pour la saisir. Voyez Léonard de Vinci, voyez Mozart. Voilà de grands artistes !
- Contrairement à l’adage célèbre, la beauté n’est pas une promesse de bonheur mais une certitude de désastre. Les êtres beaux, hommes ou femmes, sont des dieux descendus parmi nous et qui nous narguent de leur perfection. Là où ils passent, ils sèment la division, le malheur et renvoient chacun à sa médiocrité. La beauté est peut-être une lumière mais qui approfondit la nuit; elle nous soulève très haut et nous dépose ensuite si bas qu’on regrette de l’avoir approchée.
- Pour les gens c’est tout ce que j’ai, ma beauté. La beauté n’existe pas, la beauté ne dure pas. Toi, tu es laid, et tu ne connais pas ta chance : au moins, si on t’aime, c’est pour une autre raison.
- Nous sommes des êtres photosensibles. Le même paysage nous transporte ou nous laisse indifférent selon la qualité de lumière qui le baigne. La joie accompagne plus aisément les journées glorieuses- lumineuses.