Approchez, monsieur de Bonnefoy, approchez. Prenez un siége, s’il vous plaît. Ma femme m’a dit, monsieur, que vous étiez fort honnête homme, et tout à fait de ses amis; et je l’ai chargée de vous parler pour un testament que je veux faire.
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- Allez-vous-en faire la paix ensemble, et tâchez de l’apaiser par des excuses de votre emportement.
- M’avez-vous, avant le mariage, demandé mon consentement, et si je voulais bien de vous ? Vous n’avez consulté, pour cela, que mon père et ma mère; ce sont eux proprement qui vous ont épousé.
- Il est bon, madame, de ne pas laisser un amant seul maître du terrain, de peur que, faute de rivaux, son amour ne s’endorme sur trop de confiance.
- Monsieur, vous avez fait un faux numéro, mais je vous passe ma femme. Elle se fera un plaisir de vous faire la conversation.
- Un homme modérément honnête avec une femme modérément fidèle, tous deux buveurs modérés, dans une maison modérément saine, voilà le vrai type de la classe bourgeoise.
- Rien ne t’oblige à aimer ta maîtresse, m’a-t-elle dit un jour où je rentrais à la maison en pestant contre mon institutrice. Mais dis-toi bien que cette femme a dans la tête le savoir dont la tienne a besoin. Concentre-toi là-dessus et oublie le reste.
- Décidément, pensa Henri, à part me prêter sa femme, cet imbécile ne me sert strictement à rien.
- Et toi baron, est-ce que tu tutoies ta femme ? - - Oui, quelquefois, devant son amant.
- On nous dit : «Il ne faut pas frapper un ennemi à terre. » Bon. Mais alors, quand ?... On nous dit : «Il ne faut pas dormir avec la femme de ses amis. » Bon. Mais alors, avec qui ?
- Si le cheval est le meilleur ami de l’homme, ta femme est une sacrée salope, elle couche avec ton meilleur ami...
- A moins, ajouta-t-il en se tournant vers sa femme, que tu ne veuilles rester seule, mon petit chat ?
- Ah ! Madame, reprit monsieur de Nemours, je ne saurais garder le silence que vous m’imposez : vous me faites trop d’injustice et vous me faites trop voir combien vous êtes éloignée d’être prévenue en ma faveur.
- Je me damnerai et je commettrai un crime quand tu voudras. Tu seras ma femme, n’est-ce pas, et tu m’aimes ? Pour un regard de toi je donnerais mon travail et ma peine; pour un sourire, ma vie; pour un baiser, mon âme !
- On peut m’appeler comme on veut. Monsieur, altesse ou demi-dieu, mais pas Sir.
- Mon cher ami, - Je vous envoie M. Untel, faites ce qu’il vous demande ou tuez-le, cela m’est bien égal. - Bien à vous. - P. S. : Si vous choisissez de le tuer, ayez la bonté de m’en informer pour que je puisse prévenir sa famille.