Veux-tu toute ta vie offenser la grammaire ?
Qui parle d’offenser grand’mère ni grand-père ?
Dramaturge, 1622-1673 Image : Pierre Mignard I, Domaine public, Wikimedia Commons Veux-tu toute ta vie offenser la grammaire ?
Qui parle d’offenser grand’mère ni grand-père ?
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Source vérifiée
Les Femmes savantes (1672), acte II, scène 6
Le texte original diffère de quelques mots.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Il existe autant de grammaires que de grammairiens, et même davantage.
Je considère la vieillesse comme une insulte. Je vais finir dans le désordre.
Avoir ! Avoir ! Vous êtes tous comme ça, hein ? On ne vous a jamais appris à conjuguer le verbe être à l’école ? Demande-toi ce que tu dois être plutôt que ce que tu peux avoir.
Aimer. Voilà bien le seul verbe qui, en tout lieu, en tout temps, du plus mauvais sujet fasse un bon complément.
Aux grands-pères : vous avez eu à cœur d’inculquer les bonnes manières à votre progéniture, vous aurez le même enthousiasme à enseigner les mauvaises à la leur.
Je suis votre aîné dans la vie. Je vous conseille, c’est tout simple.
On ne peut pas juger, enfant, de l’âge d’un professeur, ils paraissent tous vieux.
Plein d’agrément est le vieillard qui sait à la fois plaisanter et parler sérieusement.
Si les vers ont été l’abus de ma jeunesse,
Les vers seront aussi l’appui de ma vieillesse :
S’ils furent ma folie, ils seront ma raison.
Les intellectuels me reprochent de ne pas faire dans la dentelle, mais tu vois : je fais de la littérature et la dentelle, je la porte.

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