Citations de Jean-Jacques Rousseau – Page 2

Écrivain · Philosophe · musicien

231 citations, dont 217 vérifiées dans ses œuvres.

Ses thèmes : Bonheur, Sagesse, Tristesse, Conscience.

Œuvres citées : Émile, ou De l’éducation (1782), Julie ou la Nouvelle Héloïse (1761), Les Confessions (1765), Du contrat social (1762), Discours sur les sciences et les arts (1750).

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Naissance
28 juin 1712
Décès
2 juillet 1778
Nationalité
Genevoise

83 citations tirées de Émile, ou De l’éducation (1782)

Les citations

  1. On se cache et l’on ment. N’ayant pu prévenir le vice, nous voici déjà dans le cas de le punir : voilà les misères de la vie humaine, qui commencent avec ses erreurs.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre II
  2. L’intelligence humaine a ses bornes, et non-seulement un homme ne peut pas tout savoir, il ne peut pas même savoir en entier le peu que savent les autres hommes.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre III
  3. Ce qu’on voit trop on ne l’imagine plus, et ce n’est que l’imagination qui nous fait sentir les maux d’autrui.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre IV
  4. Il n’y a rien de bon que les plaisirs des sens. Ô quand une fois on a perdu le goût des plaisirs de l’âme, qu’il est difficile de le reprendre !
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre IV
  5. L’enfance a des manières de voir, de penser, de sentir, qui lui sont propres ; rien n’est moins sensé que d’y vouloir substituer les nôtres.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre II
  6. On ne l’est que quand on veut les passer ; on l’est quand dans ses désirs insensés, on met au rang des possibles ce qui ne l’est pas.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre V
  7. La conscience est timide, elle aime la retraite et la paix ; le monde et le bruit l’épouvantent : les préjugés dont on la fait naître sont ses plus cruelle ennemis, elle fuit ou se tait devant eux.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre IV
  8. Il faut toujours se faire entendre ; mais il ne faut pas tout dire : celui qui dit tout dit peu de choses, car à la fin on ne l’écoute plus.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre IV
  9. Je mourrai bien aussi quoiqu’on ne m’abandonne pas ; car la mort n’est pas une peine de la pauvreté, mais une loi de la nature.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre V
  10. Trop de lecture ne sert qu’à faire de présomptueux ignorants. De tous les siècles de littérature, il n’y en a point où l’on lût tant que dans celui-ci, et point où l’on fût moins savant.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre V
  11. L’homme et le Citoyen, quel qu’il soit, n’a d’autre bien à mettre dans la société que lui-même, tous ses autres biens y sont malgré lui.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre III
  12. Dans l’incertitude de la vie humaine, évitons sur-tout la fausse prudence d’immoler le présent à l’avenir ; c’est souvent immoler ce qui est à ce qui ne sera point.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre V
  13. Nous jugeons trop du bonheur sur les apparences ; nous le supposons où il est le moins.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre IV
  14. Il faut bien, malgré nous, changer de manière de vivre ; celle-ci ne peut plus durer.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre V
  15. Nous sommes aveugles la moitié de la vie ; avec la différence que les vrais aveugles savent toujours se conduire, et que nous n’osons faire un pas au cœur de la nuit.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre II
  16. La femme a plus d’esprit, et l’homme plus de génie ; la femme observe, et l’homme raisonne.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre V
  17. L’objet le plus frappant pour nos yeux c’est le soleil. Sitôt que nous commençons à nous éloigner de nous, nos premières observations doivent tomber sur l’une et sur l’autre.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre III
  18. Le temps du repos est celui de la nuit, il est marqué par la nature. C’est une observation constante que le sommeil est plus tranquille et plus doux tandis que le soleil est sous l’horizon.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre II
  19. Les femmes sont fausses, nous dit-on : elles le deviennent.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre V
  20. La gourmandise est le vice des cœurs qui n’ont point d’étoffe. L’âme d’un gourmand est toute dans son palais, il n’est fait que pour manger.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre II
  21. Tel est le changement des scènes de la vie : chaque âge a ses ressorts qui le font mouvoir ; mais l’homme est toujours le même.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre V
  22. Le vrai contentement n’est ni gai, ni folâtre ; jaloux d’un sentiment si doux, en le goûtant on y pense, on le savoure, on craint de l’évaporer.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre IV
  23. Cultiver dans les femmes les qualités de l’homme et négliger celles qui leur sont propres, c’est donc visiblement travailler à leur préjudice : les rusées le voient trop bien pour en être les dupes.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre V
  24. L’imagination nous met à la place du misérable, plutôt qu’à celle de l’homme heureux ; on sent que l’un de ces états nous touche de plus près que l’autre.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre IV
  25. Nous ne souffrons qu’autant que nous jugeons qu’il souffre ; ce n’est pas dans nous, c’est dans lui que nous souffrons.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre IV
  26. C’est la négligence en ce point qui perd toute la jeunesse ; c’est par le désordre du premier âge que les hommes dégénerent, et qu’on les voit devenir ce qu’ils sont aujourd’hui.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre IV
  27. On ne connaît point l’enfance : sur les fausses idées qu’on en a, plus on va, plus on s’égare.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), Préface
  28. Tant de livres nous font négliger le livre du monde ; ou, si nous y lisons encore, chacun s’en tient à son feuillet.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre V
  29. Un homme n’est pas coupable d’aimer la femme d’autrui, s’il tient cette passion malheureuse asservie à la loi du devoir ; il est coupable d’aimer sa propre femme au point d’immoler tout à son amour.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre V
  30. Je le sens trop par mes vices ; l’homme ne vit qu’à moitié durant sa vie, et la vie de l’âme ne commence qu’à la mort du corps.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre IV
  31. Tous sujets aux misères de la vie, aux chagrins, aux maux, aux besoins, aux douleurs de toute espece ; enfin tous sont condamnés à la mort.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre IV
  32. C est en cela seul que consiste le mérite de l’homme juste ; et quoique nous appelions Dieu bon, nous ne l’appelons pas vertueux, parce qu’il n’a pas besoin d’efforts pour bien faire.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre V
  33. Dieu n’est plus corporel et sensible ; la suprême Intelligence qui régit le monde n’est plus le monde même : j’élève et fatigue en vain mon esprit à concevoir son essence.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre IV
  34. Tout ce qui doit me rassurer n’est que dans ma raison, l’instinct plus fort me parle tout autrement qu’elle. À quoi bon penser qu’on n’a rien à craindre, puisque alors on n’a rien à faire ?
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre II
  35. Quiconque a pensé pensera toujours ; et l’entendement une fois exercé à la réflexion, ne peut plus rester en repos.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre IV
  36. Plus on généralise cet intérêt, plus il devient équitable, et l’amour du genre humain n’est autre chose en nous que l’amour de la justice.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre IV
  37. Je n’ai jamais vu que l’argent fît aimer personne. Il ne faut point être avare et dur, ni plaindre la misère qu’on peut soulager.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre II
  38. On peut croire qu’un ami se trompe ; mais non qu’il veuille nous tromper.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre IV
  39. Ce ne sont pas les personnes qu’on marie, ce sont les conditions et les biens ; mais tout cela peut changer, les personnes seules restent toujours, elles se portent par-tout avec elles.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre V
  40. D’abord la Philosophie en va rendre raison par des vices naturels ; l’orgueil, l’esprit de domination, l’amour-propre, la méchanceté de l’homme.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre I

Biographie de Jean-Jacques Rousseau

Jean-Jacques Rousseau est né à Genève le 28 juin 1712. La mort de sa mère survient alors qu’il est encore jeune. Les domaines qui l’intéressaient incluent la politique, la musique et la philosophie. Parmi ses écrits les plus célèbres figurent Du contrat social et Les Confessions. Ces ouvrages abordent les émotions et les réflexions sur l’organisation sociale. Selon lui, les êtres humains sont naturellement bons, mais la société les corrompt. Il défendait également l’idée que le pouvoir devrait appartenir au peuple. Rousseau est mort le 2 juillet 1778 à Ermenonville.

Biographie rédigée avec l’aide d’une intelligence artificielle et relue par la rédaction, à partir de l’article Jean-Jacques Rousseau de Wikipédia (auteurs : contributeurs de Wikipédia), modifiée ; texte disponible sous licence CC BY-SA 4.0.