- Bien souvent, la vie est une tragédie. Le seul moyen de la supporter est de considérer que la vie est une farce. C’est pour ça que bien des humoristes finissent par avoir l’humour qui grince...
- On n’a rien compris à la maladie, tant qu’on n’a pas reconnu son étrange ressemblance avec la guerre et l’amour : ses compromis, ses feintes, ses exigences, ce bizarre et unique amalgame produit par le mélange d’un tempérament et d’un mal.
- La guerre n’existerait pas, sans la littérature. Et il n’y aurait plus de crime possible, si le meurtrier ne pouvait pleurer un peu sur ses victimes.
- La mort n’est pas la fin, il reste le litige sur l’héritage.
- Directeur pompes funèbres cherche personnel ayant le sens de l’humour, connaissant particulièrement la mise en boîte.
- Avoir entrevu la mort lui enlève beaucoup de prestige.
- Que de gens ont voulu se suicider et se sont contentés de déchirer leur photographie !
- Mon père avait vu venir la guerre sans illusion. C’est à lui également que l’on doit, dans la Grande Encyclopédie, les notices sur les fléaux qui ont désolé l’humanité et sur les dates fatidiques, sur l’an mil, la peste, les Huns.
- Disons le triste histoire de la mort des rois : les uns déposés, d’autres tués à la guerre, d’autres égorgés en dormant, tous assassinés.
- Pour moi, c’était la tragédie ultime, la véritable tragédie : comme tous les morts du monde, il avait été rétrogradé une fois pour toutes d’esprit hanté à esprit qui hante.
- Les deux électricités opposées de la comédie et de la tragédie se rencontrent, et l’étincelle qui en jaillit, c’est le drame.
- Quand on lit le récit d’une vie "exemplaire" comme celle de Balzac, on arrive toujours au récit de la mort. A quoi bon ?
- L’homme survit aux tremblements de terre, aux épidémies, aux horreurs de la guerre, et à toutes les souffrances de l’âme, mais la tragédie qui l’a toujours torturé et le tourmentera toujours est la tragédie de la chambre à coucher.
- Je suppose que c’est bel et bien une tragédie, parfois, de se sentir obligé d’être celui qu’on est.
- Des milliers de drames minuscules dans la grande tragédie du jour.
- Le monde est une comédie pour ceux qui pensent, une tragédie pour ceux qui sentent.
- La comédie a un grand avantage sur la tragédie : c’est de peindre les caractères; la tragédie ne peint que les passions.
- Un renard vit un jour un masque de tragédie : «Quelle beauté imposante, dit-il, mais de cervelle point. ».
- Un parisien dans un régiment, voyez-vous, c’est comme un couplet de vaudeville dans une tragédie.
- André Malraux, dans une citation célèbre, affirmait que la « tragédie de la mort est en ceci qu’elle transforme la vie en destin ».
- La tragédie, pierre angulaire de votre empoisonnante bâtisse.
- C’est ainsi : les choses qui arrivent dans la vie basculent tôt ou tard dans les livres. Elles y trouvent leur mort et un dernier éclat.
- Le suicide. Une vendetta contre le coeur et ses lâchetés, une sorte de massacre de la Saint-Valentin.
- L’orgueil est toujours plus près du suicide que du repentir.
- Ces derniers jours, l’ampleur de dévastation, de colère, de tristesse que j’ai ressenties a été pour le moins accablante. Regarder mon peuple se faire assassiner et lyncher jour après jour a poussé mon coeur dans ses retranchements (ndlr : Au sujet de la mort de George Floyd).
- Deux amertumes passent inaperçues : la mort du pauvre et la crânerie du riche.
- On a eu la gentille pensée de lui mettre dessus une lourde dalle de marbre, un presse-mort, pour être bien sûr qu’elle ne s’en ira pas.
- Beaucoup n’ont pas vécu leur vie, espérant s’en tirer avec la mort d’autrui.
- La mort d’une personne est une tragédie, mais la mort d’un million de personnes n’est qu’une statistique.
- La mort d’un homme est d’avantage l’affaire des survivants que la sienne.
- La mort d’une mère et un siège en pierre font mal avec le temps.
- Un personnage n’est pas un individu en mieux.
- Tous les morts ne sont pas sous terre. L’humiliation est pire que la mort.
- Les paroles d’un homme mort se modifient dans les entrailles des vivants.
- Le premier homme qui est mort a dû être drôlement surpris.
- Là où la vie n’avait aucune valeur, la mort avait parfois son prix. C’est pourquoi les tueurs de primes sont apparus.
- Des bruits couraient que le ballet La mort du cygne avait été commandité par des bookmakers du nord de l’État de New York et que l’on pariait gros sur la survie de l’oiseau.
- Une misérable vie vaut mieux qu’une belle mort !
- La mort d’un homme de talent m’attriste toujours, puisque le monde en a plus besoin que le ciel.
- Une nation s’éteint quand elle ne réagit plus aux fanfares; la décadence est la mort de la trompette.