Citations sur la civilisation

  1. La civilisation commence quand tu donnes la priorité à l’autre sur toi-même.
  2. Les grandes civilisations artistiques furent des civilisations où l’inutile était nécessaire. Dans la civilisation d’aujourd’hui, l’inutile est devenu inutile.
  3. Déconnecté de toute visée de civilisation ou d’humanisme, le progrès n’a plus d’autre justification que son propre mouvement.
  4. Les peuples primitifs peuvent être frustres et rudes, ils ne sont jamais grossiers ; la grossièreté n’est qu’une plaie coûteuse de la civilisation.
    Claude Mac Kay
  5. La civilisation, ici, n’est qu’une simple répétition de la mémoire et des mœurs.
    Adonis
  6. La civilisation est fragile comme une fleur : plus elle est belle et plus elle attire les doigts cruels qui couperont sa tige et lui donneront la mort.
  7. La civilisation a rendu l’homme sinon plus sanguinaire, en tout cas plus ignoblement que jadis.
  8. La civilisation est en avance sur l’âme de l’homme, et elle produit plus vite qu’il ne peut penser.
  9. Voilà donc le beau miracle de votre civilisation ! De l’amour vous avez fait une affaire ordinaire.
    Barnave
  10. Une civilisation meurt quand elle recule sur ses principes et ses valeurs, et quand ceux qui les remettent en question avancent.
  11. C’est là-dessus qu’est bâtie la civilisation, la culpabilité. C’est une émotion sous-estimée.
  12. C’est une affaire difficile, créer une nouvelle civilisation alternative.
  13. La tolérance, c’est la civilisation par excellence.
    Gilles Perrault
  14. D’où nous venons, où nous allons, cela n’a guère de sens de se le demander car nous sommes l’histoire de l’univers à l’horloge infidèle de notre conscience présente.
  15. Toute culture naît du mélange, de la rencontre, des chocs. À l’inverse, c’est de l’isolement que meurent les civilisations.
  16. L’esprit moderne est en plein désarroi. La connaissance s’est étendue au point où ni le monde ni notre intelligence ne peuvent prendre pied. C’est un fait que nous souffrons de nihilisme.
  17. Je ne crois pas qu’il y aura de sursaut. Une civilisation, elle a sa logique de développement. Elle grandit puis elle meurt. Vous n’arrêtez pas la mort d’une civilisation.
    Coline Serreau
  18. L’abolition de la peine de mort fait de nous une société civilisée. Cela montre que nous sommes réellement sérieux lorsque nous disons que nous respectons la vie.
  19. L’existence humaine ne devient une véritable souffrance, un enfer que lorsque deux époques, deux cultures, deux religions interfèrent l’une avec l’autre.
  20. Tenir à la vie est une faiblesse mortelle. Les civilisations sont créées par des gens qui n’ont pas peur de mourir et perdues par des gens qui aiment vivre.
    Patrick Besson
  21. La race est la pierre angulaire sur laquelle repose l’équilibre des nations. Elle représente ce qu’il y a de plus stable dans la vie d’un peuple.
  22. Le prix que nous payons pour les apparences de confort et de progrès offertes par le monde occidental est bien trop grand. Ce prix, c’est la mort : non pas seulement la petite mort, mais le carnage à grande échelle.
    Source à vérifierVirage à 80° (1973)
  23. Ce qui donne à la civilisation humaine son caractère exceptionnel, son caractère unique dans l’ordre de la biologie, c’est qu’elle n’est pas inscrite dans la substance nucléaire et donc qu’elle n’est pas organiquement héréditaire.
    Source à vérifierCivilisation française (1944)
  24. Mes caractères sont des conglomérats, des fragments de la civilisation présente et passée, des bribes de journaux et de livres, des morceaux d’êtres humains, des lambeaux arrachés à des habits de fête devenus des guenilles.
    Source à vérifierMademoiselle Julie (1888), Préface
  25. Il vit aussi que les arts, dirigés par la véritable philosophie, développaient les hommes, ennoblissaient leur existence ; que la civilisation formait la moitié de la vie, et que, sans elle, les hommes seraient les plus malheureux des êtres.
    Sarah DessenSource à vérifierHistoire d’Agathon ou Tableau philosophique des mœurs de la Grèce (1766-1767)
  26. La contagion est donc une invitation à réfléchir. La quarantaine en offre l’occasion. Réfléchir à quoi ? Au fait que nous n’appartenons pas seulement à la communauté humaine. Nous sommes l’espèce la plus envahissante d’un fragile et superbe écosystème.
    Paolo GiordanoSource à vérifierContagions (2020)
  27. Et si surtout la perte de la culture n’était pas achetée au prix de vies humaines ! La moindre d’entre elles, ne serait-ce même qu’une heure arrachée à la plus misérable des existences, vaut bien une bibliothèque brûlée.
    Source à vérifierTroisième nuit de Walpurgis (2005)
  28. La civilisation actuelle cache derrière une splendeur apparente un état de véritable décadence intellectuelle. Dans tous les domaines nous semblons avoir perdu les notions essentielles d’intellect, de limite, de mesure, de grade, de proportion, de relation, de condition, de lien nécessaire, de connexion entre les moyens et les résultats.
    Source à vérifierNe recommençons pas la guerre de Troie (1937)
  29. Tels les hommes sortent primitivement du règne animal, – au sens étroit, – tels ils entrent dans l’histoire : encore à demi animaux, grossiers, impuissants encore en face des forces de la nature, ignorants encore de leurs propres forces ; par conséquent, pauvres comme les animaux et à peine productifs qu’eux.
  30. À moins d’un changement de cap, la civilisation mondiale sera devenue d’ici à quelques années une dystopie de surveillance postmoderne, à laquelle seuls les plus habiles auront une chance de se soustraire.
  31. Changement climatique, catastrophes écologiques, pression démographique : c’était le siècle de tous les dangers, disaient certains, qui allaient jusqu’à le qualifier de « goulet d’étranglement de l’humanité ».
  32. Tous les progrès sociaux de l’humanité, et nombre de progrès scientifiques, sont le fruit d’utopistes qui ont montré le chemin. Ce sont des hommes et des femmes que l’on a moqués, marginalisés, emprisonnés, assassinés pour avoir osé remettre en cause l’ordre établi en pointant ses aberrations ou sa stupidité.
  33. Nous sortons de la civilisation du travail, mais nous en sortons à reculons dans une civilisation du temps libéré, incapables de la voir et de la vouloir, incapables donc de civiliser le temps libéré qui nous échoit, et de fonder une culture du temps disponible et une culture des activités choisies.
  34. La civilisation de l’automobile a permis à l’Italie de battre un record : être le pays d’Europe qui a le plus d’autoroutes et le moins d’hôpitaux et d’écoles et où les services publics sont les moins efficaces.
  35. C’est tout de même extraordinaire que la conscience de l’Europe, qui a aboli il y a soixante-dix ans le trafic d’esclaves pour des motifs humanitaires, tolère aujourd’hui l’état du Congo. C’est un peu comme si la pendule de l’ordre moral avait été retardée de plusieurs heures.
  36. L’Europe ne fait pas partie des grandes puissances. Et l’Afrique encore moins bien sûr. Mais l’Afrique a ce qui manque à l’Europe : l’espace, les ressources humaines et les ressources naturelles tandis que l’Europe a l’innovation technologique qui manque à l’Afrique. Ensemble, nous pouvons devenir une puissance qui peut compter dans l’avenir.
    Abdoulaye Wade
  37. La simplicité est, selon moi, le grand défi de ce troisième millénaire. Nous avons su développer la complexification à outrance, il nous appartient aujourd’hui de conquérir la simplicité et la sobriété comme ce que l’intelligence a de meilleur à nous offrir. Grâce à des technologies de grande qualité, pensées pour servir la vie, nous devons ré-orienter notre créativité vers de nouvelles productions intelligentes, inspirées par le souci d’augmenter nos aspirations au bien-être par l’art de la simplification : des productions durables et utiles. Cela implique, bien entendu, de recentrer nos modes de vie vers d’autres objectifs que servir encore et encore la machinerie économique : remettre l’humain et la nature au centre de nos préoccupations.
    Source à vérifierLa tristesse de Gaïa, éd. Actes Sud
  38. Quand nous parlons de l’humain, nous avons une conception de l’humanité dans son ensemble, avant d’appliquer des méthodes scientifiques pour comprendre son mouvement, nous devons l’accepter comme une réalité physique. Mais quelqu’un peut-il douter aujourd’hui du fait que tous les millions d’individus et tous les innombrables types et caractères constituent une unité ?