Et si surtout la perte de la culture n’était pas achetée au prix de vies humaines ! La moindre d’entre elles, ne serait-ce même qu’une heure arrachée à la plus misérable des existences, vaut bien une bibliothèque brûlée.
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Citations similaires à "Et si surtout la perte de..." :
- Le temps n’est plus où une culture pouvait se tuer dans l’ombre, par la violence ouverte et quelquefois avec l’acquiescement aliéné des victimes.
- La culture est une manifestation sociale de la mémoire collective. Elle précède le livre et elle survivra aux encyclopédies numériques. A ce titre elle se situe hors du temps et représente la permanence du savoir.
- Une culture se doit d’être insatisfaite. Sinon elle succombe.
- La culture classique reste une valeur essentielle, mais la plus-value qu’on en retire, pour soi et aux yeux des autres, a baissé à la bourse de l’humanisme.
- Qui sait si toute notre culture n’est pas une hypertrophie, un écart, un développement insoutenable, qu’une ou deux centaines de siècles aura suffit à produire et à épuiser ?
- La culture n’est pas un plaisir. La culture, c’est un effort permanent de l’être pour échapper à sa vile condition de primate sous-civilisé.
- La culture n’est pas un supplément d’âme que s’offrirait une société de consommation repue. Elle est notre boussole.
- Je veux dire que le monde entier est moins intéressant qu’avant. Il y a de plus en plus de gens à avoir suffisamment d’études ou de culture pour qu’on puisse s’étonner qu’ils soient si cons.
- C’était un vain profit que celui qui ne requérait ni art, ni amour, ni temps, industrie et patience : un tel profit était voué à se perdre sans utilité; né d’un gâchis, en gâchis il retournerait.
- Les livres n’ont pas d’importance : il n’y a que la vie qui importe, et seuls méritent d’être lus les livres qui se mettent à son service - seuls méritent d’être lus, en conséquence, les auteurs qui savent que les livres n’ont pas d’importance !
- Le deuil pour seule culture, j’ai développé un chagrin solitaire et colérique. Il est difficile de discerner ce que nous ôtent, en mourant, ceux que nous avons aimés.
- Il est absurde d’avoir une règle rigoureuse sur ce qu’on doit lire ou pas. Plus de la moitié de la culture intellectuelle moderne dépend de ce qu’on ne devrait pas lire.
- Malheureuse contrée, où les marques de génération sont ignominieuses, et où celles d’anéantissement sont honorables, comme s’il y avait quelque chose de plus glorieux que de donner la vie.
- À quoi bon servent les livres, s’ils ne ramènent pas vers la vie, s’ils ne parviennent pas à nous y faire boire avec plus d’avidité ?