- Ce bien-être de l’âme que donnent une vie réglée, des habitudes douces et l’harmonie des caractères chez ceux qui nous entourent.
- Et l’on peut dire avec assurance que si la Vendée fit du brigandage une guerre, la Bretagne fit de la guerre un brigandage.
- Dans le brûlant désert de ses désirs infinis et sans objet, la jeunesse envoie toutes ses forces sur la première femme qui s’y présente.
- Mais il faut donc avoir des chevaux fringants, des livrées et de l’or à flots pour obtenir le regard d’une femme de Paris ? Le démon du luxe le mordit au coeur, la fièvre du gain le prit, la soif de l’or lui sécha la gorge.
- Une femme qui aime devient naïve.
- Femme en vue, femme souhaitée ! De là vient la terrible puissance des actrices.
- La femme de trente ans satisfait tout, et la jeune fille, sous peine de ne pas être, doit ne rien satisfaire.
- La femme mariée est un esclave qu’il faut savoir mettre sur un trône.
- Dans un mari, il n’y a qu’un homme; dans une femme mariée, il y a un homme, un père, une mère et une femme. Une femme mariée a de la sensibilité pour quatre, et pour cinq même, si l’on y regarde bien.
- La pensée d’une femme est douée d’une incroyable élasticité : quand elle reçoit un coup d’assommoir, elle plie, paraît écrasée, et reprend sa forme dans un temps donné.
- Une femme montre plus promptement son cul que son coeur.
- Se promener avec la femme qu’on aime, lui donner le bras, lui choisir son chemin ! Ces joies illimitées suffisent à une vie. Le discours est alors si confiant !
- La France est souvent trompée mais comme une femme l’est, par des idées généreuses, par des sentiments chaleureux dont la portée échappe d’abord au calcul.
- Cet homme avait la foi du charbonnier. Il aimait la sainte Vierge comme il eût aimé sa femme.
- Une femme vertueuse a dans le coeur une fibre de moins ou de plus que les autres femmes : elle est stupide ou sublime.
- Oui la femme est un être faible qui doit en se mariant, faire un entier sacrifice de sa volonté à l’homme, qui lui doit en retour le sacrifice de son égoïsme.
- Un bon chien vaut mieux que deux tu l’auras.
- Une âme divine s’exhale par tous les mouvements. L’innocence a toujours un beau sommeil.
- Il faut toujours bien faire ce qu’on fait, même une folie.
- L’extase religieuse est la folie de la pensée dégagée de ses liens corporels; tandis que, dans l’extase amoureuse, se confondent, s’unissent et s’embrassent les forces de nos deux natures.
- L’harmonie est la poésie de l’ordre.
- Le soir, les maisons de jeu n’ont qu’une poésie vulgaire, mais dont l’effet est assuré comme celui d’un drame sanguinolent.
- Elle était jolie par juxtaposition. Heureuse, elle eût été ravissante : le bonheur est la poésie des femmes, comme la toilette en est le fard.
- La reconnaissance est un mot d’imbécile, on le met dans le dictionnaire, mais il n’est pas dans le coeur humain.
- Etre le principe constant du bonheur d’un homme quand cet homme le sait et mêle de la reconnaissance à l’amour, ah ! Chère, cette certitude développe dans l’âme une force qui dépasse celle de l’amour le plus entier.
- Entre faire le mal ou faire le bien, il n’existe d’autre différence que la paix de la conscience ou son trouble : la peine est la même. Si les coquins voulaient se bien conduire, ils seraient millionnaires au lieu d’être pendus : voilà tout.
- Tenez, à parler franchement, j’aime mieux passer un an ou deux à vivre ainsi dans les hauts, sans rencontrer ni gouvernement, ni douanier, ni garde champêtre, ni procureur du roi, que de croupir cent ans dans votre marécage.
- L ’homme de talent met virtuellement l’image dans le mot.
- L’amour enfanté par les désirs est une espérance, et celui qui succède à leur satisfaction est la réalité.
- Quel est l’homme qui ne meurt pas insolvable envers son père ? Il lui doit la vie, et ne peut la lui rendre. La terre fait constamment faillite au soleil ! La vie, madame, est un emprunt perpétuel ! Et n’emprunte pas qui veut !
- La gloire est le soleil des morts, de ton vivant, tu seras malheureux comme tout ce qui fut grand, et tu ruineras tes enfants.
- L’amitié des femmes est de beaucoup supérieure à leur amour.
- La femme est une lyre qui ne livre ses secrets qu’à celui qui sait en jouer.
- Soixante ans, époque à laquelle les femmes se permettent des aveux.
- L’amour est comme la mer, qui vue superficiellement ou à la hâte, est accusée de monotonie par les âmes vulgaires. Tandis que certains êtres privilégiés passent leur vie à l’admirer en y trouvant sans cesse de changeants phénomènes qui les ravissent.
- La vie élégante n’exclut ni la pensée, ni la science : elle les consacre. Elle ne doit pas apprendre seulement à jouir du temps, mais à l’employer dans un ordre d’idées extrêmement élevé.
- Le mariage ressemble à un procès : il s’y trouve toujours une partie de mécontente; et si l’une dupe l’autre, la moitié des mariés joue certainement la comédie aux dépens de l’autre.
- La confiance est la première vertu de l’amour.
- La volonté peut et doit être un sujet d’orgueil bien plus que le talent. Si le talent a son germe dans une prédisposition cultivée, le vouloir est une conquête faite à tout moment sur les instincts, sur les goûts domptés, refoulés, sur les fantaisies et les entraves vaincues, sur les difficultés de tout genre héroïquement surmontées.
- Ne commencez jamais un mariage par un viol.