La reconnaissance est un mot d’imbécile, on le met dans le dictionnaire, mais il n’est pas dans le coeur humain.
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- Ah ! La gloire, triste denrée. Elle se paye cher et ne se garde pas. Ne serait-elle point l’égoïsme des grands hommes, comme le bonheur est celui des sots.
- Etre le principe constant du bonheur d’un homme quand cet homme le sait et mêle de la reconnaissance à l’amour, ah ! Chère, cette certitude développe dans l’âme une force qui dépasse celle de l’amour le plus entier.
- Lorsque nous ne croyons pas avoir le droit d’exprimer le bonheur causé par la présence de l’être aimé, nous déversons les sensations dont surabonde notre coeur dans les objets extérieurs, que nos sentiments cachés embellissent.
- La reconnaissance ne peut nous reconnaître que comme ceci et cela, c’est à dire comme quelque chose que fondamentalement nous ne sommes pas.
- La reconnaissance est un fardeau, et tout fardeau est fait pour être secoué.
- Sans la reconnaissance, l’individu ne peut se penser en sujet de sa propre vie.
- Une grande reconnaissance emporte avec soi beaucoup de goût et d’amitié pour la personne qui nous oblige.
- L’Amour. Avec ce mot on explique tout, on pardonne tout, on valide tout, parce que l’on ne cherche jamais à savoir ce qu’il contient. [. ] Il couvre d’un voile prétendument désintéressé, voire transcendant, la recherche de la dominance et le prétendu instinct de propriété. C’est un mot qui ment à longueur de journée et ce mensonge est accepté, la larme à l’œil, sans discussion, par tous les hommes. Celui qui oserait le mettre à nu, [. ], n’est pas considéré comme lucide, mais comme cynique.
- L’admiration est plus facile que le respect, que l’estime, l’admiration est le propre de l’imbécile.
- La connaissance d’un être est un sentiment négatif.
- La véritable intelligence ne connaît pas l’admiration, elle prend connaissance, elle respecte, elle estime, c’est tout.
- La reconnaissance est la mémoire du cœur.
- Le principe fondamental de l’identification à autrui n’est pas la reconnaissance du bien mais la reconnaissance de soi dans l’autre.
- La reconnaissance est une vertu qui tient souvent la place de l’amour, et bien des hommes achètent le bonheur en la faisant naître dans les âmes qui ne veulent pas ou ne peuvent pas aimer.