L’Amour. Avec ce mot on explique tout, on pardonne tout, on valide tout, parce que l’on ne cherche jamais à savoir ce qu’il contient. [. ] Il couvre d’un voile prétendument désintéressé, voire transcendant, la recherche de la dominance et le prétendu instinct de propriété. C’est un mot qui ment à longueur de journée et ce mensonge est accepté, la larme à l’œil, sans discussion, par tous les hommes. Celui qui oserait le mettre à nu, [. ], n’est pas considéré comme lucide, mais comme cynique.
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Éloge de la fuite (1976), p. 18
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- Édition consultée
- Édition Robert Laffont, Gallimard, collection Folio essais, 1985
- Relevée le
- 13 octobre 2026
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On a beau prétendre qu’on se moque des interdits, de la morale, des mœurs établies, dès qu’on s’en exclut il faut puiser quotidiennement dans son énergie pour se persuader qu’on est néanmoins dans la bonne voie, celle du désir, de la vérité, de l’amour.
Source vérifiée Suzanne et la province (1993) Le pardon, vous savez ce que c’est ? C’est l’indifférence pour ce qui ne touche pas.
Aimer, c’est donner raison à l’absurde.
Source à vérifierJournal en miettes Avoir un goût libidineux pour l’abattement, pour l’abandon, pour l’énervante douceur, et une volonté impitoyable de réagir, mâchoires serrées, exclusive et tyrannique, est une promesse d’éternelle et féconde vie intérieure.
Source à vérifierLe Métier de vivre (1952) C’qui fait un homme, c’est sa conscience, c’qui fait sa valeur, c’est sa constance, j’distingue l’envie de l’avarice aussi la méchanceté naïve de la malice.
Prochain : celui qu’on nous ordonne d’aimer comme nous-mêmes et qui s’emploie par tous les moyens à nous rendre désobéissant.
L’athée, avant de qualifier le négateur de Dieu, sert à poursuivre et condamner la pensée de l’individu affranchi, même de la façon la plus infime, de l’autorité et de la tutelle sociale en matière de pensée et de réflexion.
Source vérifiée Traité d’athéologie (2005) Un dévouement absolu, la foi sans bornes, un amour insensé, toutes ces richesses d’un cœur aimant et vrai ne sont rien ; elles servent à aimer et ne font pas qu’on soit aimé.
Source vérifiée Béatrix (1839), Première partie Elle n’a qu’un but, s’exprimer totalement dans une perspective qui permette à l’homme de secouer ses tabous, le révéler à lui-même, le rendre libre. L’homme doit prendre conscience de ses abîmes pour mieux les contourner.
Source vérifiée Les Pins parasols (1976) Déception d’amour, la seule qui ne soit jamais pardonnée !
Source à vérifierLa grande peur des bien-pensants, éd. Grasset
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- Henri Laborit. (1976). Éloge de la fuite (p. 18). Édition consultée : Édition Robert Laffont, Gallimard, collection Folio essais, 1985.
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- Henri Laborit. Éloge de la fuite. 1976, p. 18.
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- Henri Laborit. Éloge de la fuite. 1976. p. 18. Édition consultée : Édition Robert Laffont, Gallimard, collection Folio essais, 1985.