- Pour une femme qui n’est ni hollandaise, ni anglaise, ni belge, ni d’aucun pays marécageux, l’amour est un prétexte à la souffrance, un emploi des forces surabondantes de son imagination et de ses nerfs.
- Chez les jeunes gens, l’amour est le plus beau des sentiments, il fait fleurir la vie dans l’âme, il épanouit par sa puissance solaire les plus belles inspirations et leurs grandes pensées : les prémices en toute chose ont une délicieuse saveur.
- Un amour sans discernement est, chez un mari, une faute qui peut préparer tous les crimes d’une femme !
- Les fleurs et la musique devinrent le langage de leur amour.
- L’amour est profondément égoïste, tandis que la maternité tend à multiplier nos sentiments.
- L’amour que les femmes inspirent à un homme comporte des éloges sans hypocrisie, et qu’il est difficile de ne pas savourer; mais quand cet homme appartient à une amie, ses hommages causent plus que de la joie, c’est de célestes délices.
- Toutes les passions humaines naissent avec nous, excepté l’amour.
- L’amour parlé ne vaut pas l’amour prouvé; toutes les jeunes filles de vingt ans en ont cinquante pour pratiquer cet axiome. Là est le grand argument des séducteurs.
- Chez les hommes, l’amour devient une passion : la force mène à l’abus.
- L’amour et le travail ont la vertu de rendre un homme assez indifférent aux choses extérieures.
- Il est dans l’amour un moment où il se suffit a lui même, où il est heureux d’être. Pendant ce printemps où tout est bourgeon, l’amant se cache parfois de la femme aimée pour en mieux jouir, pour la mieux voir.
- Ce qui rend les amitiés indissolubles et double leur charme, est un sentiment qui manque à l’amour, la certitude.
- N’est-ce pas vouloir détrôner la perfection que d’essayer à tuer les charmes de la mémoire et les espérances qui survivent à un amant perdu, précisément parce qu’il n’a réveillé que des désirs, tout ce que l’amour a de plus beau, de plus séduisant.
- Les adorables plaisirs de l’amour ne sont que les moyens d’arriver à cette union, cette fusion des âmes.
- Ce n’est pas aimer que d’aimer pour quelques jours : l’amour qui ne s’accroît pas de jour en jour est une passion misérable.
- L’amour qui a un but n’est plus de l’amour. On aime pour aimer.
- L’oeuvre de la nature, en ce genre s’appelle : aimer à première vue. En amour, la première vue est tout bonnement la seconde vue.
- Il est plus facile d’être amant que mari, pour la raison qu’il est plus difficile d’avoir de l’esprit tous les jours que de dire de jolies choses de temps en temps.
- La réflexion n’ôte rien au coeur et les habitudes de l’égoïsme le rétrécissent.
- Toute ma vie est en vous. Mon père m’a donné un coeur, mais vous l’avez fait battre. Le monde entier peut me blâmer, que m’importe !
- Les petits esprits ont besoin de despotisme pour le feu de leurs nerfs, comme les grandes âmes ont soif d’égalité pour l’action du coeur.
- C’est au coeur que les gens de Paris ont la pierre.
- Les baisers d’une femme sincère ont un miel divin qui semble mettre dans celte caresse une âme, un feu subtil par lequel le coeur est pénétré. Les baisers dénués de cette onction savoureuse sont âpres et secs.
- Il y a beaucoup d’hommes dont le coeur est puissamment ému par la seule apparence de la souffrance chez une femme : pour eux la douleur semble être une promesse de constance et d’amour.
- Ah ! Sachez-le : ce drame n’est ni une fiction, ni un roman. All is true, il est si véritable, que chacun peut en reconnaître les éléments chez soi, dans son coeur peut-être.
- L’amour a son instinct, il sait trouver le chemin du coeur comme le plus faible insecte marche à sa fleur avec une irrésistible volonté qui ne s’épouvante de rien.
- Un dévouement absolu, la foi sans bornes, un amour insensé, toutes ces richesses d’un coeur aimant et vrai ne sont rien; elles servent à aimer et ne font pas qu’on soit aimé.
- La stupidité de l’homme d’argent, quoique devenue quasi proverbiale, n’est cependant que relative. Ll en est des facultés de notre esprit comme des aptitudes de notre corps.
- Moi-même, j’étais à quelques pas de mon inconnue, combattant pour ne pas être écrasé, et jouant des coudes et du corps.
- Les charmes de la jeunesse sont l’unique bagage de l’amour.
- Les voyages déforment la jeunesse.
- Toute obligation, même la plus douce, pèse au jeune âge : il faut avoir expérimenté la vie pour reconnaître la nécessité d’un joug et celle du travail.
- L’argent donne tout, même des filles.
- Le regard d’un homme à qui vous demandez de l’argent fait tant de mal ! Certains emprunts nous coûtent notre honneur, comme certains refus prononcés par une bouche amie nous enlèvent une dernière illusion.
- Il faut de l’argent pour être heureux. Sans argent bernique.
- Ton mariage purement social, et mon mariage qui n’est qu’un amour heureux, sont deux mondes qui ne peuvent pas plus se comprendre que le fini ne peut comprendre l’infini. Tu restes sur la terre, je suis dans le ciel !
- Ma première impression, à son aspect, ne fut ni la surprise, ni l’étonnement, ni la tristesse, ni l’intérêt, ni la pitié, mais une curiosité qui tenait de tous ces sentiments.
- Il est des êtres qui ont le privilége d’étre parmi les hommes comme des astres bienfaisants dont la lumière éclaire les esprits, dont les rayons échauffent les coeurs.
- Chez une jolie femme, la coquetterie est de la conscience.
- Il pensa tout à coup que la possession du pouvoir, quelque immense qu’il pût être, ne donnait pas la science de s’en servir.