Toutes les passions humaines naissent avec nous, excepté l’amour.
Romancier, 1799-1850 Image : Louis-Auguste Bisson, Domaine public, Wikimedia Commons Toutes les passions humaines naissent avec nous, excepté l’amour.
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Rien ne naît que d’amour, et rien ne se fait que d’amour ; seulement il faut tâcher de connaître les différents étages de l’amour.
Nous n’avons point de cœur pour aimer ni haïr, toutes nos passions ne savent qu’obéir.
L’amour, dans l’anxiété douloureuse comme dans le désir heureux, est l’exigence d’un tout. Il ne naît, il ne subsiste que si une partie reste à conquérir. On n’aime que ce qu’on ne possède pas tout entier.
L’amour est la seule passion qui ne souffre ni passé ni avenir.
La passion amoureuse est une manière d’entrer en résonance avec l’autre, corps et âme, et avec lui ou elle seuls. Nous sommes en deçà et au-delà de la philosophie.
À force de parler d’amour, on devient amoureux. Il n’y a rien si aisé. C’est la passion la plus naturelle à l’homme.
L’amour est partout. Dans chaque chose, dans chaque être, en chacun de nous. Notre peur vient du fait que nous l’ignorons.
La vie de chacun d’entre nous n’est pas une tentative d’aimer, elle est l’unique essai. C’est pourquoi l’amour se nourrit de marginalité, de silence, de vie secrète, séparée, sacrée.
L’amour, la seule obsession que tout le monde désire.
Il faut que l’amour soit un enthousiasme, une puissance illimitée, une douceur surhumaine, une soif de déborder et d’écoute, la possibilité de coïncider avec soi, une ambition et une naissance – pas un sentiment.

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