Le regard d’un homme à qui vous demandez de l’argent fait tant de mal ! Certains emprunts nous coûtent notre honneur, comme certains refus prononcés par une bouche amie nous enlèvent une dernière illusion.
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- La stupidité de l’homme d’argent, quoique devenue quasi proverbiale, n’est cependant que relative. Ll en est des facultés de notre esprit comme des aptitudes de notre corps.
- J’avoue que tu es un grand homme, et voilà l’affaire en bon train; mais l’argent, d’autre part, nous presse pour notre subsistance, et nous avons de tous côtés des gens qui aboient après nous.
- Si vous redemandez l’argent que vous avez prêté, vous trouverez souvent que d’un ami votre bonté vous a fait un ennemi.
- Prêter de l’argent, c’est s’exposer souvent au risque d’en emprunter un jour.
- Ce qui est fascinant, avec l’argent boursier, c’est que, lorsqu’on le perd, en cas de baisse, par exemple, il se volatilise, il ne va dans la poche de personne. D’une certaine façon, c’est poétique.
- Nous ne pensons qu’à l’argent : celui qui en a pense au sien, celui qui n’en a pas pense à celui des autres.
- Le poids de l’argent empêche de prendre de la hauteur. C’est un bon valet et un mauvais maître. Et il a autant d’emprise sur ceux qui en ont que sur ceux qui n’en ont pas. De lui dépend notre possibilité d’être libre.
- Avant, les mecs qui mettaient de l’argent de côté, on disait : "c’est des avares ! ". Maintenant, c’est des phénomènes.
- C’est l’une des grandes naïvetés de la justice d’estimer que l’argent souvent mal acquis a été toujours bien placé.
- La convoitise est une sorte de gourmandise mentale, qui ne se limite pas à l’argent, mais aspire à l’honneur et se nourrit d’égoïsme.
- Dans notre société de consommation et d’épargne, un homme qui a de l’argent est un homme considéré. Un homme qui n’en a pas est également un homme considéré, mais lui, comme un pauvre type.
- Comment hésiterions-nous à confier notre argent à des banques qui mettent des petites chaînes à leurs stylos à bille.
- Les sots, les ignorants, les gens malhonnêtes, vont prendre dans les livres des idées, de la raison, des sentiments nobles et élevés, comme une femme riche va chez un marchand d’étoffes s’assortir pour son argent.
- Dédaigner l’argent, c’est faire preuve de désintéressement, surtout quand il s’agit de celui qu’on doit.