Biographie courte et informations sur Albert Camus

Albert Camus est né le 7 novembre 1913 à Mondovi, en Algérie, dans une famille modeste d’origine pied-noir. Il a grandi à Alger et a perdu son père pendant la Première Guerre mondiale, avant d’être élevé par sa mère. Grâce à l’aide d’un instituteur, il a pu continuer ses études et intégrer l’université d’Alger, où il a été l’élève de Jean Grenier. La tuberculose l’a empêché de mener une carrière universitaire. Il a d’abord travaillé comme journaliste pour Alger républicain. En 1942, il a publié L’Étrangeret Le Mythe de Sisyphe, deux ouvrages centrés sur la philosophie de l’absurde. Durant la Seconde Guerre mondiale, il a rejoint la Résistance française et a pris la direction du journal Combat à partir de 1943. Les pensées de Nietzsche et Kierkegaard ont inspiré ses romans, essais et pièces de théâtre. Albert Camus est mort dans un accident de voiture le 4 janvier 1960 à Villeblevin.
- L’homme a deux faces : il ne peut pas aimer sans s’aimer.
- Par définition, un gouvernement n’a pas de conscience. Parfois, il a une politique, mais rien de plus.
- Vivre, c’est ne pas se résigner.
- Toute forme de mépris, si elle intervient en politique, prépare ou instaure le fascisme.
- La liberté c’est pouvoir défendre ce que je ne pense pas, même dans un régime ou un monde que j’approuve. C’est pouvoir donner raison à l’adversaire.
- Il vaut mieux être mal mariée que de souffrir de la passion.
- Si l’homme échoue à concilier la justice et la liberté, alors il échoue à tout.
- Un amour n’est jamais assez fort pour trouver sa propre expression.
- Le mieux qu’un homme puisse faire de sa vie, c’est de transformer en conscience une expérience aussi vaste que possible.
- En toute occasion, un progrès est réalisé chaque fois qu’un problème politique est remplacé par un problème humain.
- Ceux qui aiment et qui sont séparés peuvent vivre dans la douleur, mais ce n’est pas le désespoir : ils savent que l’amour existe.
- Les jeunes ne savent pas que l’expérience est une défaite et qu’il faut tout perdre pour savoir un peu.
- L’œuvre d’art naît du renoncement de l’intelligence à raisonner le concret.
- On commence par vouloir la justice et on finit par organiser une police.
- Il y a seulement de la malchance à n’être pas aimé : il y a du malheur à ne point aimer.
- La science explique ce qui fonctionne et non ce qui est.
- Il n’y a pas de soleil sans ombre, et il faut connaître la nuit.
- Il peut y avoir de la honte à être heureux tout seul.
- Les quatre conditions du bonheur : la vie en plein air, l’amour d’un autre être, l’absence d’ambition, la création.
- Il n’y a pas de limites pour aimer, et que m’importe de mal étreindre si je peux tout embrasser.
- On aime l’humanité pour ne pas avoir à aimer les êtres.
- Une société basée sur l’argent ne peut prétendre à la grandeur ou à la justice.
- Si le monde était clair, l’art n’existerait pas.
- Le bonheur ? - Sentir la main d’un homme avant de mourir.
- Trouvez votre bonheur en vous-même.
- Il faut du temps pour être heureux. Beaucoup de temps. Le bonheur aussi est une longue patience.
- Il n’y a pas d’ordre sans justice et l’ordre idéal des peuples réside dans le bonheur.
- Le charme : une manière de s’entendre répondre "oui" sans avoir posé aucune question claire.
- Ma vie n’est rien : ce qui compte, ce sont les raisons de ma vie, je ne suis pas un chien.
- Un journal, c’est la conscience d’une nation.
- Je préfère vivre ma vie comme s’il y avait un Dieu et mourir pour découvrir qu’il n’y en avait pas, que vivre comme s’il n’y en avait pas et mourir pour découvrir qu’il y en avait un.
- L’agonie serait légère si elle n’était soutenue par l’espoir éternel. Pour que le dieu soit un homme, il faut qu’il désespère.
- Mon désir de femme me tourmentait... Je pensais tellement à une femme, à toutes les femmes que je connaissais, à toutes les circonstances dans lesquelles je les avais appréciées, que ma cellule serait remplie de leurs visages et encombré de mes désirs.
- Tout ce que je sais de la moralité, je l’ai appris du football.
- La vie est la somme de vos choix.
- On aime mieux à mesure qu’on a vécu, et c’est la vie elle-même qui sépare de l’amour.
- Au fond, au fond même de la vie, qui nous séduit tous, il n’y a que de l’absurdité, et encore de l’absurdité. Et c’est peut-être cela qui nous donne notre joie de vivre, car la seule chose qui peut vaincre l’absurde, c’est la lucidité.
- La prise de conscience que la vie est absurde ne peut être une fin, mais un début.
- Nous vivons avec des idées qui, si nous les éprouvions vraiment, devraient bouleverser toute notre vie.
- Si on ne croit à rien, si rien n’a de sens et si on ne peut affirmer aucune valeur, alors tout est possible et rien n’a d’importance.