Les jeunes ne savent pas que l’expérience est une défaite et qu’il faut tout perdre pour savoir un peu.
Philosophe, 1913-1960 Image : Photograph by United Press International, Domaine public, Wikimedia Commons Les jeunes ne savent pas que l’expérience est une défaite et qu’il faut tout perdre pour savoir un peu.
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Essais
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L’apparente facilité d’apprendre est cause de la perte des enfants. On ne voit pas que cette facilité même est la preuve qu’ils n’apprennent rien.
La jeunesse, c’est quand on ne sait pas ce qui va arriver.
La jeunesse est une douleur en manque de compréhension.
La jeunesse m’interpelle, car tout semble flottant et changeant pendant ce passage. Il est possible de faire des erreurs qui ruineront le reste de notre existence. Un jeune n’a pas la maturité de comprendre les ramifications qu’engendrent ses décisions.
La maladie de l’adolescence est de ne pas savoir ce que l’on veut et de le vouloir cependant à tout prix.
On ne connaît point l’enfance : sur les fausses idées qu’on en a, plus on va, plus on s’égare.
On perd la plus grande partie de sa jeunesse à coups de maladresses.
Il n’est de bonne pédagogie qui ne commence par éveiller le désir d’apprendre.
La faiblesse humaine est d’avoir
Des curiosités d’apprendre
Ce qu’on ne voudrait pas savoir.
Douloureuse la perte… Mais plus terrible le manque. L’absence. Non, pas l’absence, car l’absence est perte encore, a un contraire. Ce qui n’a jamais été : cette fenêtre condamnée dans le couloir de notre enfance.

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