Sortant de son repos et se distendant jusqu’à l’être, Brama souffre d’une souffrance qui rend des harmoniques de joie peut-être, mais qui à l’extrémité ultime de la courbe ne s’exprime plus que par un affreux broiement.
Écrivain, 1896-1948Sortant de son repos et se distendant jusqu’à l’être, Brama souffre d’une souffrance qui rend des harmoniques de joie peut-être, mais qui à l’extrémité ultime de la courbe ne s’exprime plus que par un affreux broiement.
Écrivain, 1896-1948Partager sur
Source vérifiée
Le théâtre et son double (1938), chapitre IX
Le texte original diffère de quelques mots.
L’effort est une cruauté, l’existence par l’effort est une cruauté.Sortant de son repos et se distendant jusqu’à l’être, Brama, souffre, d’une souffrance qui rend des harmoniques de joie peut-être, mais qui a l’extrémité ultime de la courbe ne s’exprime plus que par un affreux broiement.
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Sur ses traits fins se lisait même une expression d’angoisse, comme si la griffe ancienne de la souffrance restait plantée dans ce bonheur trop neuf.
Un hurlement surgi des profondeurs résonne entre les parois rocheuses, dévale la montagne et s’évanouit dans le noir. C’est un cri de douleur primitive, plein de défi, et plein de mépris pour toutes les adversité du monde.
Les écumes du cœur ne se répandent pas sur le papier. On n’y verse que de l’encre, et à peine sortie de notre bouche la tristesse criée nous rentre à l’âme par les oreilles et plus ronflante, plus profonde.
Les sanglots longs Des violons de l’automne Bercent mon cœur D’une langueur monotone.
Sous le silence prodigieux du couvent, il est comme un malade qui, la nuit, à l’heure où les bruits de la rue se sont tus, perçoit les battements de son cœur.
L’horreur de la nuit la plus noire. Seule convient à ma douleur. Il faudrait perdre la mémoire, quand on a perdu le bonheur !
Tout est douleur – la formule bouddhique, modernisée, donnerait : Tout est cauchemar.
Quant aux larmes, ces poèmes des corps, elles finiront dans ces zones intéressantes de la mémoire qu’on appelle l’oubli.
Il faut avoir été fou de douleur pour pouvoir devenir fou d’amour. Dans cette expérience de déchirement l’extase survient qui fait passer d’une souffrance insondable à un amour excessif, inouï, qui transgresse toute norme et toute forme.
La souffrance comme seul horizon laisse parfois entrevoir l’amortissement comme solution…

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