Il se jeta à genoux, les mains tendues. Et de sa bouche jaillit : «Christ, christ ! »... Longtemps le silence régna. Puis la voix du vieillard s’éleva brisée de sanglots : «Quo vadis, domine ? ».
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- Carl fit une grimace et ferma les yeux. Le silence peut être une vertu, l’omerta est un vice. Un sacré putain de vice.
- C’était une véritable religion, le silence, chez cet homme. On appelle ça de la pudeur mais cela relève plutôt de la constipation verbale.
- Sous le silence prodigieux du couvent, il est comme un malade qui, la nuit, à l’heure où les bruits de la rue se sont tus, perçoit les battements de son coeur.
- Ecoute ce silence, dit Marguerite, tandis que le sable bruissait légèrement sous ses pieds nus, écoute, et jouis de ce que tu n’as jamais eu de ta vie le calme.
- Soudain submergé par une vénération immense, robert Langdon tomba à genoux. Il lui sembla un instant entendre le chant d’une femme... Une voix de sagesse très ancienne, issue du fond des âges, dont le murmure montait des entrailles de la terre.
- Puis, soudain, un silence. Clemenceau venait de faire son entrée. Il avait ses gants gris et, dans l’allure, de la grandeur. Il ne s’imaginait certes pas que, quelques mois plus tard, il entrerait dans l’obscurité par la porte large ouverte de l’ingratitude de ce peuple français qu’il avait sauvé.
- En souvenir de lui, écoutez quatre vers de Sully Prudhomme... - C’est aux premiers regards portés - En famille autour de la table - Sur les sièges plus écartés - Que se fait l’adieu véritable.
- Parfois, il s’empêchait si fort de penser à elle, il en avait mal au ventre. Et, plié en deux, de tenir ainsi avec les mains son estomac noué, il concevait une sorte de vertige, son corps lui-même se révoltait contre, à proprement parlé, sa volonté.
- Et meure Pâris ou Hélène, quiconque meurt, meurt à douleur Telle qu’il perd vent et haleine; Son fiel se crève sur son coeur, puis sue, dieu sait quelle sueur !
- La voix de Dieu est silencieuse, elle exerce une pression infiniment légère, jamais irrésistible, dieu ne donne pas des ordres, il lance des appels...
- La langue de Dieu, c’est le silence. Il peut être assourdissant, mais on y reconnaît sa voix. On ne discute pas avec cette voix.
- Lorsque Théodore parlait, le silence se taisait et quelque chose en moi, quelque chose que je n’avais jamais soupçonné, se mettait à battre, à vivre.
- Malheur à ceux qui n’ont pas connu le silence ! Le silence est un peu de ciel qui descend vers l’homme.
- A force de frayer Avec toutes nos paroles A force de voisiner Avec nos sombres passions A force de s’effriter Sur les corps de passage L’amour a-t-il perdu Innocence et plaisir ?
- Mais enfin l’on condamnait et châtiait quelques rares individus, tandis que nous, la génération suivante, nous nous renfermions dans le silence et l’horreur, de la honte et de la culpabilité : et voilà, c’était tout ?