Plus le drainage virtuel nous assagit, plus nous éprouvons l’énergie qui nous pousse à fricoter corps à corps, vie contre vie, comme une débauche de vitalité inutile et immature.
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- Si on meurt ici plus vite qu’ailleurs, la vie est ici plus intense. Chacun porte en soi la même somme d’énergie à dépenser sauf que la flamme est plus vive quand son temps pour brûler est plus bref.
- Toute notre vie, nous transpirons et sauvons, construisant pour une tombe peu profonde.
- L’éloge de l’impureté ouvre la voie aux métamorphoses, c’est-à-dire à la vie. Pour que la roue tourne, pour que la vie vive, les impuretés sont nécessaires. Il faut le désaccord, le différent, le grain de sel.
- Notre corps est la barque qui nous portera jusqu’à l’autre rive de l’océan de la vie. Il faut en prendre soin.
- Je l’interprète ainsi : les organes de la vie, les fonctions de notre organisme et celles de l’esprit, toutes ces propriétés et facultés du vivant comportent de quoi nous permettre de nous adapter, en quelque mesure, à ce qui va arriver.
- La vie est une machine à explorer notre insensibilité.
- Nous sommes faits de la vaine substance dont se forment les songes, et notre chétive vie est environnée d’un sommeil.
- La vie, c’est comme une bête qu’il faut dompter. Il faut bander ses muscles comme un pêcheur mettant à l’eau une pirogue rétive. À tout moment, la lame risque de la submerger, de l’emporter. Néanmoins il tient bon.
- Quand on est jeune, on échafaude un programme de travail dont on s’imagine qu’il durera toute la vie et résistera à n’importe quel cataclysme.
- Le diable a mis une pénalité sur tout ce dont nous jouissons dans la vie. Soit nous souffrons dans notre santé, ou nous souffrons dans notre âme, soit nous grossissons.
- Combien est épineux le chemin de la vie, et combien alpestre et dure est la montée que l’homme doit parcourir pour arriver à une véritable valeur !
- Toute l’aventure humaine vise à se dégager progressivement de la dépendance physiologique, émotionnelle et affective qui s’inscrit en nous dans les premiers temps de la vie hors du ventre maternel.
- Créer, - voilà la grande délivrance de la souffrance, voilà ce qui rend la vie légère.
- Nous sommes un peu comme des éponges qui aspirons la vie sans le savoir et qui la rendons ensuite, transformée, sans connaître le travail d’alchimie qui s’est produit en nous.
- C’est grâce aux risques que l’on prend que la vie devient vivable.