Toute notre vie, nous transpirons et sauvons, construisant pour une tombe peu profonde.
1943-1971Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
Toute notre vie, nous transpirons et sauvons, construisant pour une tombe peu profonde.
1943-1971Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Tout doit rentrer dans le creuset rénovateur où la mort verse continuellement de la matière pour la continuelle floraison de la vie.
Nous sentons l’urgence de tout ce que nous vivons sur fond de notre propre mort.
Nous ne devrions, toute notre vie, que prendre du champ pour bien sauter dans l’éternité.
Le vrai tombeau des morts, c’est le cœur des vivants.
Nous avons beau tailler de notre mieux le bloc mystérieux dont notre vie est faite, la veine noire de la destinée y reparaît toujours.
Les morts ne meurent que s’ils meurent dans nos cœurs. Ils vivent si nous les chérissons, si nous honorons leur mémoire, si nous posons sur leurs tombes les mets qui de leur vivant ont eu leurs préférences, si à intervalles réguliers nous nous recueillons pour communier dans leur souvenir. (…) Quelques mots suffisent à les rameuter, pressant leurs corps invisibles contre les nôtres, impatients de se rendre utiles.
De nos jours, on survit à tout sauf à la mort.
Sans illusions à perpétuité, que serions-nous donc ? C’est l’espoir qui nous mène, qui nous tient en vie.
Ah ! Quelle nécropole que le cœur humain ! Pourquoi aller aux cimetières ? Ouvrons nos souvenirs, que de tombeaux !
Hauts et bas, c’est la route ordinaire du deuil. Le survivant, pendant des semaines, ressuscite son mort comme il peut jusqu’à ce que la vie, à l’usure, gagne la partie et renvoie définitivement le défunt à sa tombe.

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