L’éloge de l’impureté ouvre la voie aux métamorphoses, c’est-à-dire à la vie. Pour que la roue tourne, pour que la vie vive, les impuretés sont nécessaires. Il faut le désaccord, le différent, le grain de sel.
Image : L’éloge de l’impureté ouvre la voie...

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- Un vice, il faut bien en avoir un ou plusieurs. C’est ce qui rend la vie supportable.
- Naviguer à vue, c’est retrouver le sel et le sens de la vie.
- Il faut donc choisir de deux choses l’une : ou souffrir pour se développer, ou ne pas se développer, pour ne pas souffrir. Voilà l’alternative de la vie, voilà le dilemme de la condition terrestre.
- La pureté, cette sorte de chose qui rend tout exsangue, qui brise tous les bons mouvements de l’être, qui vous empêche de jouir de la vie, qui rend les âmes squelettes.
- Le tonnerre est souvent nécessaire pour arracher à la torpeur croupissante d’une vie sans saveur.
- La vie, c’est comme une bête qu’il faut dompter. Il faut bander ses muscles comme un pêcheur mettant à l’eau une pirogue rétive. À tout moment, la lame risque de la submerger, de l’emporter. Néanmoins il tient bon.
- Je l’interprète ainsi : les organes de la vie, les fonctions de notre organisme et celles de l’esprit, toutes ces propriétés et facultés du vivant comportent de quoi nous permettre de nous adapter, en quelque mesure, à ce qui va arriver.
- L’idée fondamentale du bien est donc qu’il consiste à préserver la vie, à la favoriser, à vouloir la porter à sa plus haute valeur, et que le mal consiste à anéantir la vie, la léser, l’entraver dans son épanouissement.
- Si vie et mort joignent leurs doigts pour t’étrangler, trop morte vie et mort trop vive, alors t’imposent De rejoindre en germe de fleur et grain de blé L’essentiel des choses.
- Ce qui donne sens à la vie est la cause que l’on s’efforce de défendre, le chemin que l’on tente de défricher. L’exigence de rigueur fait partie des attitudes qui valorisent ce cheminement.
- Avoir un goût libidineux pour l’abattement, pour l’abandon, pour l’énervante douceur, et une volonté impitoyable de réagir, mâchoires serrées, exclusive et tyrannique, est une promesse d’éternelle et féconde vie intérieure.
- Fabrice : Et à ne pas faire souffrir les autres, vous me l’apprendrez aussi ? - Ornifle : C’est une science inutile. Les autres meurent de souffrir. Pourquoi se compliquer la vie et leur refuser ce plaisir ?
- La vie est une machine à explorer notre insensibilité.
- La vie importe quand elle change et ce n’est pas en allant en équilibre sur le fil que le funambule connaît le plus son précipice.
- Sur la corde raide de la vie, les remords font office de balanciers.